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Les agents de la GRC du Nunavut pourront éteindre leurs caméras d’intervention

Un policier porte une caméra d'intervention sur son uniforme.

Les policiers de la GRC d'Iqaluit commenceront à porter des caméras en novembre.

Photo : CBC/Monty Kruger

Radio-Canada

Les agents de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) du Nunavut pourront éteindre et allumer leurs caméras d'intervention comme ils le souhaitent, lorsqu'ils devront les porter dans le cadre d’un projet pilote à Iqaluit en novembre.

Le bureau du ministre fédéral de la Sécurité publique, Bill Blair, l'a confirmé dans un courriel à CBC/Radio-Canada, qui cite des informations provenant de la GRC.

La GRC a annoncé la semaine dernière que le projet pilote commencera en novembre dans la capitale du Nunavut, avant d'être peut-être mis en œuvre ailleurs au pays.

Aucun détail sur le financement ou les échéanciers d’une telle initiative nationale n’a été annoncé pour l’instant.

Selon l’attaché de presse du ministre de la Sécurité publique, Mary-Liz Power, 20 caméras seront d'abord déployées auprès des agents à Iqaluit. D’autres seront plus tard déployés dans d’autres collectivités nunavoises.

Les caméras d'intervention pourront capter le son et la vidéo, a-t-elle confirmé.

Si, selon plusieurs, le port de caméras d’intervention est vu comme une mesure de responsabilisation de la police, le professeur de droit à l’Université Drexel, à Philadelphie, Adam Benforado, explique que cela ne fournit pas une perspective indépendante et impartiale pour autant.

La possibilité d'éteindre la caméra pourrait d'autant plus rendre certaines idées préconçues difficiles à surmonter, selon l’auteur du livre Unfair : The New Science of Criminal Injustice, qui étudie les présomptions communes liées aux institutions juridiques.

Selon Adam Benforado, des psychologues et des experts du film ont déjà reconnu que le cadrage et la position d’une caméra peuvent fondamentalement changer l'histoire perçue par un spectateur.

Les caméras d’intervention nous font voir les choses de la perspective d’un agent de police, dit-il. On est littéralement à la place de l’agent.

Le professeur explique que des recherches s'intéressant à la captation vidéo d’interrogatoires policiers ont déjà démontré que les spectateurs regardant l'interrogatoire du point de vue de la police sont plus enclins à penser que l'interrogatoire était raisonnable que ceux voyant la perspective du suspect.

Selon des informations de Thomas Rohner

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