•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Série de fermetures de commerces à Saint-Barnabé

Une femme devant son casse-croûte à vendre.

Sylvie Laberge tente de vendre son casse-croûte depuis trois ans.

Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

Radio-Canada

À Saint-Barnabé, les pancartes à vendre poussent devant les commerces et les fermetures s’enchaînent. Si les raisons des fermetures et mises en vente sont diverses, la situation met néanmoins en lumière la difficulté d'opérer ou de vendre un commerce en milieu rural en temps de pandémie.

La coiffeuse de la rue principale, Ghislaine Trudel, opère depuis plus de 35 ans. C’est avec le coeur gros qu’elle reçoit cette semaine ses derniers clients. Devant une clientèle vieillissante et les aléas de la pandémie, elle se tourne vers une vocation financièrement plus stable. Émotive, elle raconte que ses clients ont compris que c’était pour le meilleur.

Une coiffeuse coupe les cheveux d'une cliente.

Ghislaine Trudel accueille ses derniers clients avant la fermeture de son salon de coiffure.

Photo : Radio-Canada / Marie-Ève Trudel

L'épicerie du village, une institution depuis 1933, a fermé boutique cet automne faute de repreneur. La gérante du marché Diamond, Aline Larouche, explique que malgré un excellent chiffre d’affaires pendant la première vague de la pandémie, les difficultés de recrutement les ont découragés.

On n’avait jamais eu de problèmes de main d’oeuvre. On n’était pas habitués de changer tous les six mois, pour nous c’était un défi.

Aline Larouche, gérante du marché Diamond

À cette liste s’ajoute la vétérinaire adjacente qui a dû mettre la clé sous la porte au cours des dernières semaines en raison de problèmes de santé. Le salon funéraire a récemment été racheté pour être démoli.

Et les deux casse-croûtes du village, séparés par à peine un kilomètre, sont à vendre. L’un d’eux tente sans succès de vendre depuis trois ans. La propriétaire du Casse-croûte du parc vert, Sylvie Laberge, est patiente. On n’est pas pressés. Aussitôt qu’on va vendre, on va vendre, assure-t-elle.

Plusieurs pointent du doigt l’insécurité liée à la COVID-19 ou la difficulté pour d’éventuels acheteurs d’obtenir un prêt des institutions financières comme autant d’obstacles à la vente.

Le maire Michel Lemay croit que les habitudes des entrepreneurs et des clients changent, ce qui entraîne également une transformation du paysage économique du village. Ce qui m’inquiète le plus, c’est la santé de mes citoyens, soit physique et psychologique, précise M. Lemay.

Des bonnes nouvelles au village

La première fermeture majeure à Saint-Barnabé a été celle de la Caisse Desjardins en 2016 puis le retrait du guichet automatique en 2019. Les locaux viennent d’être rachetés cet automne par un OBNL.

Paradoxalement, si les commerces tardent à se vendre, il s’observe une surenchère pour la vente des maisons à Saint-Barnabé, comme c’est le cas à bien des endroits au Québec.

Les propriétés se vendent en haut de l’évaluation municipale. Il manque de maisons à vendre.

Pierre Deschênes, courtier immobilier pour Remax

Par ailleurs, dans la municipalité voisine, à Charette, l'épicerie Villemure, qui a été réduite en cendres en juillet 2019, est en voie d'être reconstruite. Les travaux ont commencé ce mois-ci et la réouverture est prévue au printemps.

Avec les informations de Marie-Ève Trudel

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !