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COVID-19 : nouvelles restrictions dans les boîtes de nuit de la Saskatchewan

Deux serveurs portent un masque dans le bar où ils travaillent.

Le gouvernement de la Saskatchewan annonce des mesures ciblées contre les éclosions dans les bars et boîtes de nuit de la province (archives).

Photo : Maggie MacPherson/CBC

Radio-Canada

La Saskatchewan annonce de nouvelles mesures mercredi en réponse aux éclosions de la COVID-19 dans les bars et boîtes de nuit de la province. Ces dernières entreront en vigueur à compter du 30 octobre.

Parmi ces directives sanitaires, la consommation d’alcool est interdite dans les boîtes de nuit de Saskatoon entre 22 h et 9 h. Ce règlement touche toutes les personnes à l’intérieur de ces établissements, c’est-à-dire les clients, les employés et les propriétaires.

Les boîtes de nuit de Saskatoon doivent également fermer leurs portes à compter de 23 h jusqu’à 9 h 30 le lendemain matin. La vente de plats à emporter est permise durant ces heures.

À l’échelle de la province, le gouvernement indique que les boîtes de nuit doivent avoir un maximum de six clients par table. Chacun de ces groupes doit aussi rester à sa place désignée, en évitant de se promener d’une table à une autre.

Les pistes de danse et les karaokés demeurent fermés dans les boîtes de nuit de la province. Les propriétaires et gérants doivent s’assurer que la distanciation physique est respectée à l’intérieur de leurs établissements.

Le gouvernement de la Saskatchewan souligne qu’il est fortement recommandé pour la clientèle de porter un masque avant de s’asseoir à une table dans une boîte de nuit. Le port du masque est obligatoire pour les employés.

Le premier ministre Scott Moe déclare que toutes les mesures seraient chirurgicales et ciblées et qu’il n’y aura pas de changements globaux à grande échelle. Il n'est pas question d’imposer une restriction générale, précise Scott Moe.

Je pense que vous verrez le Dr [Saqib] Shahab s'exprimer sur ce sujet et peut-être même sur certaines initiatives qui permettront d'améliorer la sécurité des clients dans ces situations spécifiques.

Scott Moe, premier ministre de la Saskatchewan

Au cours de la dernière semaine de la campagne électorale, la Saskatchewan a connu trois jours où 60 nouveaux cas ou plus de la COVID-19 ont été signalés et deux jours avec plus de 50 cas.

Dimanche dernier, 48 cas étaient liés au Longbranch Bar, 22 cas à la boîte de nuit Divas, 11 étaient liés à la Canadian Brew House de Stonebridge et 8 autres cas au Outlaws Country Rock Bar.

Le 16 octobre, le médecin hygiéniste en chef de la Saskatchewan, Saqib Shahab, avait déclaré que de nouvelles mesures seraient envisagées si le nombre de nouveaux cas dans la province atteignait environ 60 par jour.

Trop tard

L’épidémiologiste à l’Université de la Saskatchewan, Nazeem Muhajarine affirme que davantage de mesures auraient dû être prises avant l’élection de lundi dernier en soulignant que les pandémies n'attendent pas les élections.

Je ne comprends pas ce que nous attendons en ce moment. Combien de nouveaux cas devons-nous traiter jour après jour avant de pouvoir prendre des mesures de santé publique supplémentaires afin de commencer à aplatir la courbe?

Dr Nazeem Muhajarine, épidémiologiste à l’Université de la Saskatchewan
Nazeem Muhajarine est debout, souriant.

Le professeur Nazeem Muhajarine croit que le gouvernement aurait dû agir avant les élections pour éviter les éclosions dans la province (archives).

Photo : Université de la Saskatchewan

Nazeem Muhajarine balaie du revers de la main l’argument des autorités provinciales selon lequel les éclosions sont liées à une minorité de contrevenants aux règles. Il dit craindre une augmentation du nombre de cas si aucune mesure urgente n’est prise.

Nazeem Muhajarine croit cependant que des mesures ciblées qu'annoncera le gouvernement pour s'attaquer aux foyers d’éclosion, plutôt que des fermetures ou des arrêts généralisés, sont nécessaires.

Protéger les jeunes et les plus vulnérables de la société

Safe Schools Saskatchewan, un groupe de défense des mesures de protection contre la COVID-19 telles que le port du masque pour protéger les enfants dans les écoles, s’inquiète de la propagation communautaire dans les écoles.

L'économie s'appuie sur l'ouverture et le fonctionnement des écoles qui doivent être un lieu sûr pour que les enfants puissent apprendre pendant la journée, a écrit l’enseignante à la retraite et porte-parole de Safe Schools Saskatchewan, Margi Corbett.

La PDG du centre communautaire Sherbrooke à Saskatoon, Suellen Beatty, se dit préoccupée de voir des personnes s’isoler davantage en raison de la transmission communautaire.

Nous avons beaucoup de cas de la COVID-19 dans la communauté. Et bien sûr, ce que nous essayons de faire dans les soins de longue durée, dans nos foyers de soins spéciaux, c'est de réduire le risque qu'une personne atteinte de la COVID-19 vienne dans notre communauté, explique-t-elle.

Suellen Beatty souhaite que les personnes qui enfreignent les règles de santé publique évaluent le risque que cela représente pour les personnes les plus vulnérables de la communauté.

Selon des données du gouvernement fédéral en date du 27 octobre, la Saskatchewan occupe le 4e rang pour les cas actifs au pays avec un taux de 56 cas pour 100 000 personnes. La province se classe derrière le Manitoba, l’Alberta et le Québec. Elle compte actuellement 652 cas actifs connus, le nombre le plus élevé depuis que la pandémie a atteint la Saskatchewan en mars.

Avec les informations d'Alicia Bridges

L'évolution de la COVID-19 d'heure en heure.

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