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Le NPD de la Saskatchewan « doit se réinventer » pour gagner du terrain en région rurale

Ryan Meili, accompagné de sa femme, marche après avoir parlé aux médias lors de la soirée électorale (archives).

Le chef du NPD de la Saskatchewan, Ryan Meili, quitte la scène après son discours du 26 octobre.

Photo : La Presse canadienne / Kayle Neis

Radio-Canada

Après des résultats perçus comme décevants au lendemain des élections provinciales, le Nouveau Parti démocratique de la Saskatchewan doit se réinventer, selon l’ancienne ministre néo-démocrate de l’Éducation et des Finances, Pat Atkinson. Le Parti n'a plus la même présence en milieu rural et a manqué de poigne dans son message transmis pendant la campagne, dit-elle.

Le retour du Parti saskatchewanais à la tête de la province, pour un quatrième mandat consécutif, tient notamment à la popularité de la formation politique en milieu rural.

Selon le professeur d’études politiques à l’Université de Regina, Tom McIntosh, les néo-démocrates doivent se doter d’un message politique qui résonnera davantage auprès de l’électorat des régions rurales, s’ils veulent faire des gains aux prochaines élections. Car selon lui, cet électorat représente un tiers de la province. Il fait remarquer que même le Parti Buffalo, créé en mars dernier, a battu les scores du NPD dans quatre circonscriptions rurales.

De son côté l'ancienne ministre Pat Atkinson, constate que le parti n'a pas su mobiliser ses partisans dans ces circonscriptions. Beaucoup de néo-démocrates [ruraux] ont peur de se montrer, car ils sentent l'écrasante avance du Parti saskatchewanais et ça peut être démoralisant pour eux, dit-elle.

Un message manqué

Pour Pat Atkinson, le NPD a aussi manqué sa cible avec son message de campagne, en comparaison au Parti saskatchewanais qui a par exemple rappelé à plusieurs reprises le bilan du NPD au pouvoir et notamment sa décision, très impopulaire, de fermer des hôpitaux et des écoles en milieu rural, dans les années 1990, en contexte de crise économique.

Les élections sont toujours axées sur l'économie et je pense que le Parti saskatchewanais a très bien réussi à nous définir, tandis que nous n'avons pas riposté, explique celle qui a pris sa retraite politique en 2011, avec le plus d'ancienneté comme députée de la Saskatchewan.

Pat Atkinson croit que le NPD disposait de beaucoup de munitions pour riposter, mais déplore le fait que cette riposte n’ait pas été plus offensive. Dans les années 90 , le NPD avait par exemple réduit la dette provinciale lorsqu'il était au pouvoir, un message que le parti aurait pu faire valoir davantage, selon elle.

Une base électorale moins active

Une lueur d'espoir persiste selon Tom McIntosh : le NPD semble bénéficier d'un réel soutien en milieu urbain, mais le parti manque selon lui d'activistes et de partisans prêts à travailler sur le terrain, des gens qui vont battre le pavé, faire passer le message et amener les électeurs aux urnes.

Il semble qu'il n'y ait pas eu la même "machine électorale" comme il y a quelques décennies ici, explique le professeur.

Selon Pat Atkinson, l'espoir existe encore, au sein du caucus, de gagner du terrain dans les villes. En effet, les huit circonscriptions où les bulletins de vote par correspondance pourraient faire la différence sont des circonscriptions urbaines.

À ses yeux, le NPD est certes en difficulté, mais elle pense que le Parti saskatchewanais devra également relever de grands défis au cours des quatre prochaines années.

Notre économie est dans le pétrin en ce moment. Je ne vois pas le secteur des ressources naturelles revenir de sitôt et nous allons avoir de gros problèmes pour sortir de cette pandémie en termes de croissance du PIB, analyse-t-elle.

Ainsi, le nouveau caucus néo-démocrate, qui comprend plusieurs députés débutants, devra être plus dur et attaquer plus fort pour aller de l'avant, selon elle.

Avec les informations de Saskatoon Morning

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