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Plus d'hospitalisations pour la COVID-19 : le Manitoba assure pouvoir gérer la situation

Un homme à une table avec un micro, et des drapeaux de la province du Manitoba derrière lui.

Le ministre de la Santé a déclaré mardi que le système de santé du Manitoba pouvait encore face à l'augmentation du nombre d'hospitalisations dues à la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Tyson Koschik

Radio-Canada

Le ministre de la Santé du Manitoba, Cameron Friesen, affirme que le Manitoba n'a pas encore atteint le point de rupture pour ce qui est de sa capacité de gestion de la pandémie dans les hôpitaux. Toutefois, certains membres du corps médical estiment que l'accroissement du nombre d'hospitalisations pour la COVID-19 pèse lourd sur les épaules du personnel soignant et la disponibilité des infrastructures.

Mardi, un nombre record de 83 personnes étaient hospitalisées, dont 15 dans des unités de soins intensifs.

L’Hôpital Saint-Boniface et l'Hôpital Victoria connaissent des éclosions de cas de COVID-19. Pour l'Hôpital Saint-Boniface, on dénombre trois décès ainsi qu'un décès à l'Hôpital Victoria.

Selon le ministre de la Santé, Cameron Friesen, si les chiffres du Manitoba ne vont pas dans la bonne direction, le système de santé de la province a encore des options pour gérer le flux de patients.

Nous sommes conscients du fait qu'il y a plus de personnes hospitalisées aujourd'hui qu'il y a deux semaines. De toute évidence, personne au Manitoba ne voudrait que les chiffres aillent dans cette direction, a-t-il déclaré aux journalistes.

Nous planifions en conséquence. Nous ne sommes pas à un point de rupture.

Au début de la de semaine, un médecin de Winnipeg, Philippe Lagacé-Wiens, a toutefois affirmé que les unités de soins intensifs de la ville risquent d'atteindre leur capacité maximale d'ici quelques jours.

Le Dr Lagacé-Wiens, microbiologiste médical et médecin à l'Hôpital de Saint-Boniface, affirme que ses collègues et lui s'inquiètent de voir le Manitoba vivre des histoires d'horreur similaires à celles qui se sont produites en Europe en avril et en mai.

Passer au code rouge

Les facteurs qui nécessitent un code rouge sont multifactoriels. Il ne faut pas juste considérer le nombre de cas positifs, il faut tenir compte de la capacité du système de santé , a affirmé le Dr Lagacé-Wiens lors d'une entrevue à l’émission Le 6 à 9.

Le nombre de lits, d'infirmières, de médecins disponibles en soins intensifs, tout ça sont des facteurs à considérer, ainsi que la disponibilité d’instruments de protection du personnel , a-t-il soutenu.

La situation est inquiétante, selon le Dr Lagacé-Wiens, parce qu’avec l’éclosion de cas dans les hôpitaux et parmi les membres du personnel, ces derniers doivent se mettre en isolement, ce qui réduit le personnel disponible. C’est un des facteurs à considérer pour le code rouge, ajoute-t-il.

Ce qui m'inquiète, c’est le personnel restant et l’augmentation de stress qu’il va subir, car on va lui demander de plus en plus d’heures, dit-il.

COVID-19 : décès quotidiens, hospitalisations, soins intensifs

Un tableau montre le nombre de décès au quotidien, d'hospitalisaitons et de personnes en soins intensifs de la COVID-19 au Manitoba

Il y avait 83 personnes dans les hôpitaux, dont 15 dans les unités de soins intensifs, à la date de mardi. Trois autres décès ont été signalés, portant le total à 58 depuis l'apparition de la pandémie au Manitoba.

Photo : Bryce Hoye/CBC

Le ministre de la Santé a déclaré, mardi, que la province se préparait à tous les scénarios, qui pourraient comprendre l'annulation des opérations chirurgicales non urgentes, comme elle l'a fait au début de la pandémie pour redéployer le personnel.

Si les chiffres continuent d’aller dans le mauvais sens, nous devrons réfléchir à la manière dont nous pourrions les réduire afin d'assurer la sécurité de la population et de pouvoir concentrer nos efforts ailleurs, a-t-il précisé.

En cas de nécessité, le Manitoba, comme le reste du Canada, a également mis en place des plans depuis des mois pour déplacer des patients dont l'état de santé serait moins grave dans d'autres hôpitaux.

Grâce à un contrat avec la Croix-Rouge, la province bénéficie également de 50 traceurs de contacts supplémentaires. Ces ajouts de personnel permettent, selon le ministre, presque de doubler les effectifs actuels.

Ces dernières semaines, à Winnipeg, un grand nombre de personnes déclarées positives après un test de dépistage de la COVID-19 ont attendu jusqu'à une semaine après leur test pour pouvoir donner le nom de leurs contacts proches aux agents de la santé publique.

L'opposition critique la gestion du gouvernement

Le chef du Parti libéral du Manitoba, Dougald Lamont, a critiqué les membres du Parti conservateur pour l'augmentation du nombre de cas, en affirmant que la province avait assoupli les restrictions trop rapidement ce printemps.

Nous l'avons dit au premier ministre en mai : "Le Manitoba n’est pas différent.", a déclaré M. Lamont.

Un tableau montre le nombre de cas de COVID-19 ici au Manitoba

Le Manitoba a annoncé un record de 184 cas mardi.

Photo : Bryce Hoye/CBC

De son côté, le chef du NPD du Manitoba, Wab Kinew, a déclaré qu'il souhaitait que la province informe davantage le public sur la capacité en matière d'unités de soins intensifs au Manitoba.

Il est essentiel d'empêcher nos hôpitaux d'atteindre leurs limites. Les Manitobains devraient être régulièrement informés si nous sommes sur le point d'atteindre ces limites, a déclaré le chef de l'opposition officielle.

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