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Pourquoi Kansas City se propose-t-elle pour accueillir les Raptors?

La ville américaine rêve au retour de la NBA.

Vue de l'intérieur du T-Mobile Center, à Kansas City. Les gradins sont vides.

Le T-Mobile Center, à Kansas City, comprend un peu moins de 19 000 places assises.

Photo : The Associated Press / Charlie Riedel

La NBA n'a toujours pas précisé ses plans en vue de la prochaine saison, mais la ville de Kansas City, au Missouri, se tient prête.

Les Raptors de Toronto pourraient se retrouver en quête d'un domicile temporaire, advenant l'annonce d'un début de saison plus tôt qu'anticipé et la prolongation des restrictions de voyage qui empêcheraient l'équipe canadienne de jouer ses matchs locaux chez elle. En servant d'hôtesse le temps d'une saison, Kansas City voit une chance unique de se vendre à la NBA.

Le maire, Quinton Lucas, et le quart-arrière des champions du dernier Super Bowl, Patrick Mahomes, ont déjà fait leur part de lobbyisme sur les réseaux sociaux. Trois sénateurs et un membre du Congrès américain ont aussi signé une lettre à l'intention du commissaire de la NBA, Adam Silver, afin de l'inciter à considérer la ville comme une destination potentielle pour les Raptors.

On ne cherche pas à voler l'équipe de qui que ce soit, mais si l'équipe se cherche un partenaire américain, il y a beaucoup plus d'options que Buffalo, [dans l'État de] New York, indique le maire, sourire en coin. Nous voulons avoir une chance de montrer à quel point nous pouvons être de bons hôtes.

La meilleure façon d'attirer une équipe, c'est de prouver que tu peux t'occuper d'une équipe.

Quinton Lucas, maire de Kansas City

La ville de Louisville, dans l'État du Kentucky, a fait l'objet de rumeurs récemment, mais elles ont été démenties par la suite. L'organisation des Raptors dit toujours se concentrer sur l'élaboration de plans pour disputer ses matchs locaux à Toronto.

Des prétentions difficiles à ignorer

Un homme retire une barrière de l'association Big 12 devant le T-Mobile Center.

Le T-Mobile Center de Kansas City devait accueillir le tournoi de fin de saison de l'association Big 12 en mars dernier, mais l'événement a été annulé en raison de la pandémie.

Photo : Associated Press / Charlie Riedel

La ville, bordée par l'État du Kansas, comprend déjà plusieurs équipes professionnelles, dont les Chiefs (NFL), le Sporting (MLS) et les Royals (MLB), mais elle rêve encore à la LNH et à la NBA.

Les discussions entourant le déménagement d'une équipe existante ou la création d'une équipe n'ont pas abouti ces dernières années, et le maire sait qu'un essai comme celui-là, aussi fortuit soit-il, se voudrait unique en son genre.

Kansas City est un marché inexploité par une franchise locale de la NBA. Vous avez quelques grandes villes à proximité. Il y a des liens d'affaires qui peuvent être créés et entretenus. Et, ce qui est intéressant, c'est que – probablement pour une saison – vous pourriez créer un certain bassin de partisans des Raptors dans le Midwest américain, ajoute le maire de Kansas City. Je pense que cela pourrait inciter un propriétaire intéressé à faire l'acquisition d'une équipe de la NBA à se dire : "Wow! Kansas City est une bonne option."

Le maire puise une part de son optimisme dans l'expérience réussie de la ville d'Oklahoma City, qui a servi d'hôte aux Hornets de La Nouvelle-Orléans pendant deux ans, après l'ouragan Katrina, de 2005 à 2007. Les SuperSonics de Seattle y ont ensuite déménagé. Ils y sont toujours, sous le nom de Thunder.

Un amphithéâtre inoccupé prêt pour les Raptors

Le T-Mobile Center, un amphithéâtre dont la construction s'est achevée en 2007, compte 19 000 places assises. Contrairement à Toronto, où les rassemblements à l'intérieur sont encore limités à 10 personnes, les restrictions en vigueur à Kansas City limitent les stades, arénas et amphithéâtres d'équipes sportives à 25 % de leur capacité d'accueil.

Si la NBA choisit de permettre à un certain nombre de spectateurs d'assister aux matchs, Kansas City a fait la preuve qu'elle sait gérer une situation pareille [en temps de pandémie]

Quinton Lucas, maire de Kansas City
Le stade Arrowhead, domicile des Chiefs de Kansas City.

En temps normal, le domicile des Chiefs peut accueillir plus de 76 000 personnes.

Photo : Getty Images / Jamie Squire

Les Chiefs, par exemple, ont disputé chacun de leurs matchs locaux devant une moyenne de 14 000 spectateurs au stade Arrowhead cette saison. Les matchs potentiels des Raptors à Kansas City ne pourraient en accueillir que 4750, mais cela pourrait tout de même permettre à l'organisation d'éponger une part de ses pertes.

Les pertes seront plus importantes si l'équipe choisit de disputer ses matchs à huis clos, à Toronto ou ailleurs, conformément aux règles mises en place par la santé publique.

À ce jour, la Ville de Kansas City n'a pas tenu de pourparlers formels avec les Raptors ou avec la NBA, mais le maire Quinton Lucas se veut optimiste. La NBA ne nous a pas simplement confirmé la réception de notre lettre, on nous a dit que notre proposition a obtenu beaucoup de visibilité. C'est encourageant, conclut-il.

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