•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La santé publique de Montréal approuve l'ouverture des patinoires extérieures

Montréal est actuellement sur un plateau, avec environ 250 cas de COVID-19 par jour, indique la Dre Mylène Drouin. Environ 250 éclosions sont considérées comme actives.

Des préposés installent les rampes pour monter une patinoire extérieure dans un parc.

Les Montréalais pourront vraisemblablement profiter des patinoires extérieures cet hiver.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

La santé publique de Montréal va recommander l’ouverture des patinoires extérieures malgré l’épidémie de COVID-19 qui est en cours, a annoncé mercredi sa directrice, la Dre Mylène Drouin.

Oui, nous, on va recommander que les patinoires soient ouvertes, a-t-elle déclaré en entrevue à l’émission Tout un matin, évoquant les bénéfices de l’activité physique pour la santé physique et mentale des Montréalais.

Ça risque d’être du patin libre. Évidemment, il n’y aura pas de parties de hockey, a-t-elle cependant ajouté, sans préciser qui serait chargé de vérifier que les gens se conforment à cette directive.

L’ouverture des patinoires risque de se concrétiser dans la mesure où la mairesse Valérie Plante avait indiqué il y a deux semaines que la Ville s’y préparait, mais qu’elle attendait le feu vert de la santé publique.

À ce moment, la Dre Drouin soulignait qu’il y avait eu beaucoup d’éclosions liées aux sports de contact et que la population devrait trouver des activités qui limitent les contacts.

Les parties de hockey sur les patinoires extérieures se déroulent normalement sans contact, mais les rapprochements n’en sont pas moins inévitables.

Mercredi matin, la Dre Drouin a plutôt souligné que les risques de transmission sont beaucoup moindres [à l’extérieur] que lorsqu’on fait du sport dans des endroits clos, où la ventilation n’est pas toujours optimale, alors que les gens respirent fort.

On va essayer de créer avec la ville et nos partenaires plus d’occasions pour faire du sport à l’extérieur.

Dre Mylène Drouin, directrice de santé publique de Montréal

Mme Drouin souligne en outre que plusieurs centres sportifs municipaux demeurent ouverts pour certaines activités, et que des arénas et des piscines demeurent ouverts malgré le fait que Montréal soit en zone rouge.

Montréal sur un plateau

Selon la Dre Drouin, le nombre de cas à Montréal a atteint un plateau depuis deux ou trois semaines, avec une moyenne d’environ 250 cas de COVID-19 par jour.

Le taux de reproduction du virus (Rt), qui mesure le nombre d’infections attribuables à une personne contaminée, est toutefois remonté tout près du 1, le seuil que les autorités veulent éviter, après avoir baissé la semaine dernière.

Elle invite conséquemment les Montréalais à poursuivre leurs efforts de distanciation sociale afin que la transmission communautaire du virus diminue et que la courbe du nombre de cas puisse bientôt s’infléchir.

Les deux prochaines semaines sont assez cruciales pour nous permettre, advenant qu’on reste dans le rouge encore un certain temps, de peut-être voir à moduler les mesures en place, a-t-elle indiqué.

Idéalement, au bout deux semaines, on voudrait avoir soit le maintien du plateau, soit une légère baisse.

On a une légère baisse actuellement, mais elle n’est pas significative à ce stade-ci. Nos taux de positivité sont stables. Ils étaient en hausse et depuis la semaine dernière, on voit une stabilité.

Dre Mylène Drouin, directrice de santé publique de Montréal

Selon la Dre Drouin, les quartiers de Parc-Extension, de Côte-des-Neiges, de Saint-Laurent et d’Outremont sont ceux qui sont le plus touchés par l’épidémie

Ce sont des quartiers centraux où on a des plus hauts taux positivité qui se maintiennent et pour lesquels on fait des efforts pour que la population puisse accéder au dépistage et qu’on puisse après ça isoler les chaînes de transmission, isoler les gens.

Environ 250 éclosions actives

À l’heure actuelle, Montréal recense environ 250 éclosions actives, affirme la directrice de santé publique, qui se montre plus préoccupée par la situation dans certaines écoles que dans des milieux de travail.

Dans les éclosions [en milieu scolaire], on en a une quinzaine qui sont un petit peu plus inquiétantes, avec plus de 15 élèves et enseignants infectés, souligne-t-elle.

[Ce sont] des éclosions qui sont sous contrôle, mais [qui sont] de plus grande envergure. Souvent, on gère l’éclosion dans une classe, et ça réapparaît dans une nouvelle classe. C’est vraiment le signe d’une transmission communautaire qui entre à l’école.

Dre Mylène Drouin, directrice de santé publique de Montréal

Au niveau scolaire, on dirait [qu’avec] les mesures qu’on a mises en place peut-être un peu plus tardivement, on voit moins les effets sur l’impact de la transmission, explique la Dre Drouin.

En milieu de travail, la majorité de nos éclosions, presque 90 % [d’entre elles], ce sont de petites éclosions de moins de 10 employés, même que souvent, c’est 2 ou 3 employés.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !