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Le maire de Gatineau en désaccord avec le projet de loi 67 sur les zones inondables

Une rue inondée de Gatineau en bordure de la rivière des Outaouais.

La rue Jacques-Cartier, à Gatineau, le 16 mai 2019. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Dominique Degré

Radio-Canada

Le maire de Gatineau demande au gouvernement du Québec d’envisager des moyens pour prendre des décisions plus rapidement quant aux propriétés jugées à risque d’inondations dans la région. 

Maxime Pedneaud-Jobin s’est prononcé sur le dossier mardi, à la Commission de l'aménagement du territoire, dans le cadre des Auditions publiques sur le projet de loi 67.

Le maire a rappelé dans sa présentation que la Ville de Gatineau a été l’un des territoires les plus touchés par les inondations de 2017 et 2019.

Selon lui, même si le projet de loi accorde certains pouvoirs additionnels aux villes pour la gestion des plaines inondables, le gouvernement conservera la décision de limiter le nombre de personnes qui pourront vivre dans ces secteurs.

Le maire Pedneaud-Jobin croit que projet de loi tel que présenté ne tient pas compte de la réalité qui peut varier d'un quartier à l'autre.

Si le projet de loi 67 est adopté, c'est le gouvernement du Québec qui déterminera si une municipalité doit entretenir une digue, comme dans le cas litigieux de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, ou si des propriétaires doivent être évincés à proximité.

Et c'est aussi le gouvernement qui dictera quelles sont les zones inondables.

Le ministre de l'Environnement aura le dernier mot et pourra déléguer la responsabilité à une municipalité, mais c'est lui qui approuvera néanmoins les délimitations.

Dans son mémoire présenté aux audiences, le maire de Gatineau a mentionné que la Ville est aussi favorable au principe visant à limiter le nombre de personnes et de biens exposés aux inondations, mais à la condition de permettre aux personnes qui restent de se protéger et de permettre les départs dans des conditions acceptables

Les inondations de 2017 et 2019 ont affecté durement des secteurs établis depuis plusieurs années, dont certains, en territoire urbanisé. 

Lors des consultations publiques, plusieurs sinistrés ont demandé que des digues ou autres ouvrages soient érigés pour protéger ce quartier. Tout ce que nous avons à leur donner aujourd’hui comme réponse, c’est qu’en vertu de la ZIS (Zone d'intervention spéciale ), ce n’est pas possible. Nous ne pouvons que les inviter à attendre, a dit le maire de Gatineau.

On en a donc pour plusieurs années, au strict minimum 3 ans, avant d’être en mesure de dire au citoyen de Pointe-Gatineau s’il pourra vivre dans un quartier protégé, ou s’il devra aller vivre ailleurs ajoute-t-il.

En entrevue mercredi à l’émission Les matins d’ici, Maxime Pedneaud-Jobin a dit comprendre que certaines choses peuvent prendre du temps, mais soutient que d’autres pourraient être décidées plus rapidement.

Le gouvernement doit trouver une façon de faire, soutient-il. Je vous donne l’exemple de Masson-Angers, le chemin Fer-à-Cheval, à savoir si on peut le remonter ou pas. Le gouvernement pourrait asseoir des experts ensemble et statuer tout de suite. Sinon on doit mettre en place tout le processus et à la fin dire, ça ne marche pas.

Une pelle mécanique pousse des roches pour endiguer la crue.

Les autorités sont intervenues chemin du Fer à Cheval, à Gatineau, pour protéger des habitations de l'eau qui monte.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

[Le gouvernement] doit trouver une façon de faire ça à deux vitesses parce que c’est trop dur pour les gens, conclut le maire.

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