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Plaidoyer pour un meilleur partage des redevances issues des ressources naturelles

Des billots de bois en forêt.

Dans la lettre, on peut lire que les entreprises de la région versent environ 218 millions de dollars chaque année de redevances sur les ressources naturelles.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L’ex-député péquiste Denis Trottier et le conseiller municipal de Saguenay Jean-Marc Crevier exigent que les régions comme le Saguenay-Lac-Saint-Jean obtiennent une plus grande part des redevances provenant de l’exploitation des ressources naturelles.

Ils résument leur propos dans une lettre ouverte envoyée aux médias.

En entrevue à l’émission C’est jamais pareil, Denis Trottier a rappelé que, même si le sujet était déjà d’actualité il y a 40 ans, il est toujours pertinent et important.

Il explique que les redevances perçues pour l’utilisation des ressources naturelles vont directement au Fonds des générations du Québec pour éponger la dette. Il maintient que les sommes qui composent ce fonds proviennent principalement de ces redevances.

Denis Trottier dans l'entrée de la maison de Radio-Canada à Saguenay.

Denis Trottier, député de Roberval de 2007 à 2014.

Photo : Radio-Canada

Dans notre région, il y a aux alentours de 218 millions de dollars annuellement qui va directement dans le coffre du Fonds des générations, renchérit Denis Trottier. Si on fait une moyenne par habitant, on voit que 789 $ par habitant du Saguenay-Lac-Saint-Jean est versé au Fonds, alors que dans le reste du Québec, c’est 88 $. Dans sa lettre, il précise se baser sur une étude de la firme Groupe performance stratégique (GPS) pour avancer ces chiffres.  

J’ai toujours pensé que ce sont les régions qui finançaient les grands centres et là, on a un exemple de plus. Il faut que ça arrête.

Denis Trottier, cosignataire de la lettre

Appel à la mobilisation

La Ville de Saguenay a justement demandé un retour équitable des redevances dans son mémoire concernant la future stratégie québécoise de développement de l’aluminium. Denis Trottier s’en réjouit, mais prévient que la principale ville de la région ne pourra mener ce combat seule. Pour mettre de la pression sur le gouvernement, il pense qu’une action concertée est inévitable.

Il faut que ça devienne une demande de l’ensemble des élus, mais aussi d’autres corps publics, les groupes environnementaux, la culture, etc. Il faut que ça devienne une mobilisation générale.

Denis Trottier, cosignataire de la lettre
Un déversoir de Rio Tinto sur la rivière Grande-Décharge

Un déversoir de Rio Tinto sur la rivière Grande-Décharge, à Alma

Photo : Radio-Canada / Frédéric Tremblay

Un New Deal pour les redevances

Pour l’ex-politicien, la solution idéale serait d’allouer 50 % des redevances aux régions où elles ont été perçues. Cette nouvelle formule permettrait aux municipalités régionales et aux petits villages de bénéficier d’une nouvelle source de revenus.

C’est le genre de projet dont on a besoin pour l’avenir de la région.

Denis Trottier, cosignataire de la lettre

Il souhaite que sa proposition fasse écho dans d’autres régions pour que le mouvement prenne de l’ampleur et que le gouvernement bouge. Il faut qu’on tienne le fort jusqu’à ce qu’on obtienne les redevances, conclut-il.


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