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La mairesse de Chelsea demande l'interdiction d'Airbnb après la fête des étudiants

Une résidence parmi les arbres.

Selon la police, entre 80 et 200 personnes ont assisté à une fête samedi dernier dans cette résidence louée sur la plateforme Airbnb, située dans un quartier résidentiel de Chelsea en Outaouais.

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

Radio-Canada

La mairesse de Chelsea, en Outaouais, Caryl Green demande à la province de rétablir son interdiction sur les Airbnbs et autres locations à court terme pendant la pandémie de COVID-19 à la suite d'une énorme fête dans sa municipalité ce week-end.

Lors de la première vague de la pandémie au printemps, ces locations de courte durée ont été interdites au Québec.

La police de la MRC des Collines-de-l’Outaouais a déclaré qu’environ 200 personnes de partout en Ontario et au Québec ont assisté à la fête samedi soir.

Quatre-vingt-trois participants font maintenant face à des amendes de 1000 dollars en vertu de la Loi sur la santé publique du Québec.

J'étais très inquiète, et les résidents sont également inquiets.

Caryl Green, mairesse de Chelsea
Une femme en entrevue devant l'hôtel de ville de Chelsea.

Caryl Green est la mairesse de Chelsea.

Photo : Radio-Canada

Alors qu'ils essaient de respecter les restrictions sanitaires, quand il y a des gens de l'extérieur qui viennent ici et ne respectent pas les restrictions sanitaires [les résidents] pensent que leur santé est en danger, a déclaré Mme Green.

Chelsea est incluse dans la zone rouge déclarée pour la région de l'Outaouais, où la plupart des transmissions de COVID-19 se produisent dans la communauté plutôt qu'au sein des institutions.

Déplacements entre les régions découragés

Les directives sanitaires liées à la prévention de la COVID-19 au Québec permettent toujours aux visiteurs de louer un logement dans les zones rouges, bien que les déplacements entre les régions soient découragés et que tous les occupants dans une unité louée doivent faire partie du même ménage. 

Dans un communiqué, Airbnb a déclaré avoir interdit les locations pour les fêtes à domicile sur sa plate-forme et dit enquêter sur l'incident qui est survenu à Chelsea.

La propriété n'est par ailleurs plus sur le site Web de l’entreprise de location de logements.

Jim Burgess, qui vit dans le même quartier que l'immeuble locatif qui a été le théâtre de la fête ce week-end, a déclaré qu'il connaissait le propriétaire et qu'il n'avait jamais eu de problèmes auparavant. Il n'a pas non plus entendu de bruit la nuit en question.

Il est très difficile de contrôler Airbnb. Quelqu'un loue un logement, le propriétaire ne sait pas ce qui va se passer. Avec une longue allée menant à la résidence, vous pouvez garer combien de voitures à l'abri des regards , demande-t-il.

La personne qui a loué la propriété n'était pas présente lorsque les policiers sont arrivés sur place. Les enquêteurs sont en contact avec le propriétaire de la résidence.

Dans une déclaration écrite mardi, le député fédéral de Pontiac, William Amos, a déclaré que les actions des fêtards de ce week-end ne représentent pas la majorité des jeunes Canadiens qui suivent les directives de la santé publique.

M. Amos en entrevue à Radio-Canada.

Le député de la circonscription de Pontiac, William Amos

Photo : Radio-Canada

C'est totalement inacceptable. Il est difficile de croire que les personnes impliquées individuellement et collectivement dans cette situation ont pris une si mauvaise décision, a déclaré M. Amos.

Avec les informations de Matthew Kupfer et Jean-François Poudrier

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