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Le président français apparaît dans l'écran d'un téléviseur.

Le reportage de notre correspondante Marie-Eve Bédard

Photo : Reuters / Pascal Rossignol

Agence France-Presse

La France va connaître à partir de vendredi une nouvelle période de confinement pour endiguer la deuxième vague de COVID-19, au moins jusqu’au 1er décembre, a annoncé mercredi le président Emmanuel Macron, précisant que les écoles resteront toutefois ouvertes.

J’ai décidé qu’il fallait retrouver, à partir de vendredi, le confinement qui a stoppé le virus. Tout le territoire national est concerné, a déclaré le président français lors d’une allocution télévisée.

Les bars, restaurants et commerces non essentiels vont donc fermer en France à partir de vendredi dans le cadre du reconfinement, a précisé Emmanuel Macron.

Écoles, collèges et lycées resteront ouverts, mais les cours se dérouleront à distance à l'université, a dit le président.

Comme lors du premier confinement qui avait duré deux mois, le télétravail va redevenir la règle et il faudra se munir d'une attestation pour sortir de chez soi.

Les frontières à l'extérieur de l'espace Schengen resteront fermées.

En Europe, seuls le Pays de Galles et l'Irlande ont reconfiné toute leur population avant la France.

Menace d’un nouveau confinement en Belgique

Le premier ministre belge Alexander De Croo a quant à lui appelé ses compatriotes à respecter les mesures sanitaires afin d’éviter un nouveau confinement, une mesure réclamée par les autorités de la Région wallonne.

À partir de jeudi, les lieux culturels et les infrastructures sportives sont fermés. Un couvre-feu est imposé de minuit à 5 h du matin, et en Wallonie, de 22 h à 6 h du matin.

Des mesures plus drastiques s’imposeront peut-être dans les prochains jours, si les chiffres n’évoluent pas positivement , a-t-il averti au cours d’une allocution télévisée.

La Belgique est le pays du monde où le coronavirus circule le plus intensément.

La Suisse à contre-courant

Les autorités fédérales suisses ont pour leur part levé les restrictions d’entrée pour la majeure partie des pays et régions qui se trouvaient sur leur liste rouge, y compris une bonne partie de la France.

Les ressortissants ou les voyageurs venant de ces pays ne seront donc plus soumis à un confinement de 10 jours à leur arrivée et au risque d’une amende de 10 000 francs suisses (14 600 $ CA) en cas de non-respect.

La Suisse avait été relativement épargnée par la première vague de la pandémie au printemps, mais depuis plusieurs semaines, le nombre de cas quotidiens double toutes les semaines et les autorités ont averti que si la population ne faisait pas des efforts, les structures hospitalières risquaient d’être débordées dans moins de deux semaines.

À partir de jeudi 29 octobre, et pour une durée indéterminée, les discothèques et les boîtes de nuit sont fermées, alors que les bars et les restaurants doivent fermer leurs portes à 23 h. Toutes les manifestations de plus de 50 personnes et toutes les activités sportives et culturelles non professionnelles de plus de 15 personnes sont interdites.

L’Allemagne s’impose un mois au ralenti

Angela Merkel a annoncé des mesures draconiennes pour endiguer la deuxième vague en Allemagne, dont la fermeture pour un mois des restaurants et des structures de loisir, assortie d’aides jusqu’à 10 milliards d’euros pour permettre à l’économie d’amortir le choc.

Ces mesures dures et pénibles visent à freiner le rythme très élevé de propagation du virus, a déclaré la chancelière lors d’une conférence de presse.

Le dispositif limite aussi à dix personnes issues de deux foyers les participants à des réunions privées. Et les citoyens sont invités à éviter tous les déplacements inutiles, les séjours en hébergement étant réservés à des fins non touristiques.

Contrairement au confinement du printemps, les écoles et garderies resteront toutefois ouvertes, de même que tous les magasins, même si les règles de distanciation sont durcies, ainsi que les coiffeurs. Les messes religieuses restent autorisées.

Comme dans toute l’Europe, la crainte est d’asséner un nouveau coup à une économie convalescente.

Le Portugal adopte le masque obligatoire dans la rue

Les Portugais semblaient accepter, avec résignation, l’obligation entrée en vigueur mercredi de porter un masque en extérieur, dans un nouvel effort pour endiguer l’épidémie de coronavirus alors que le pays a enregistré un nouveau record de contaminations quotidiennes.

Dans les rues de la capitale portugaise, le port du masque n’était pourtant pas encore tout à fait généralisé mercredi, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Le Portugal et ses quelque 10 millions d’habitants ont enregistré mercredi un nouveau record de contaminations quotidiennes au coronavirus, avec 3960 cas confirmés en 24 heures.

Hors d'Europe, des reconfinements ont déjà eu lieu ces derniers mois en Israël, au Liban, à Auckland en Nouvelle-Zélande, à Melbourne en Australie, ou encore dans de larges parties des Philippines.

Si les reconfinements restent rares, les mesures de couvre-feu à l'échelon national se multiplient en revanche en Europe, comme en Espagne, au Luxembourg, en Slovénie, en Slovaquie ou en République tchèque. L'Italie et la Grèce ont imposé des couvre-feux régionaux.

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