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Début modeste pour la clinique de proximité destinée aux Atikamekw

Plusieurs membres de la communauté atikamekw ont peur de consulter.

Le centre d'amitié autochtone de Lanaudière, où a été installée la clinique de proximité pour la communauté atikamekw.

Le centre d'amitié autochtone de Lanaudière, où a été installée la clinique de proximité pour la communauté atikamekw.

Photo : Radio-Canada

Le projet était en marche bien avant la mort de Joyce Echaquan à la fin septembre à l'Hôpital de Joliette. Le Centre d'amitié autochtone de Lanaudière planifiait l'ouverture d'une clinique dédiée à la communauté atikamekw bien avant le début de la pandémie. Malgré les difficultés d'obtenir les ressources nécessaires, médecins et équipement, la clinique a reçu ses premiers patients mardi.

M. Boudreault, qui porte un masque de procédure, regarde un bébé assis dans un siège d'auto pour bambin.

Le médecin de famille Samuel Boudreault passe du temps avec bébé Lucas, un des premiers patients de la clinique destinée à la communauté atikamekw.

Photo : Radio-Canada

Bébé Lucas était un des premiers patients de la clinique qui s'est installée au Centre d'amitié autochtone de Lanaudière.

Samuel Boudreault, un médecin de famille qui va régulièrement voir des patients à Manawan, a rencontré pour la première fois des patients à ce centre. Il a apporté son portable et sa trousse comme il le ferait pour une consultation à domicile. Il y sera présent deux jours par mois.

Pour ce professeur à l'Université Laval, l'important c'est d'avoir un premier contact, d'inspirer la confiance et éventuellement former les étudiants en médecine à la réalité des patients des Premières Nations.

L'important, c'est d'avoir une porte d’entrée. On ne recréera pas une salle d'urgence ici. Ce qu'on veut, c'est que les gens soient dans un environnement où ils se sentent confortables, en sécurité et d'ouvrir un accès à notre système de santé, que ce soit plus facile. Après, si on a besoin de prises de sang, d'examens, moi j'ai ma clinique où l'on peut référer.

Samuel Boudreault, médecin de famille

La directrice générale du Centre d'amitié autochtone de Lanaudière, Jennifer Brazeau, croit que c'est un premier pas pour affronter le problème de racisme dans les soins de santé.

Jennifer Brazeau

Jennifer Brazeau, directrice générale du Centre d'amitié autochtone de Lanaudière

Photo : Radio-Canada

On a des discussions avec le CIUSSS. On croit que c'est important d'avoir aussi une infirmière [...] Pour l'instant, on a Samuel qui a démontré une très grande ouverture. Et, après le décès de Joyce, il nous a appelés et il a dit on avance quand même, j'apporte ma trousse, indique Mme Brazeau.

La directrice générale du Centre d'amitié autochtone de Lanaudière espère offrir des consultations plus régulièrement. Pour l'instant, les intervenants doivent diriger en priorité les gens les plus affectés par le manque d'accès aux soins.

Si la construction d'un nouveau Centre d'amitié autochtone se réalise, la communauté atikamekw pourrait compter sur une clinique de proximité, ouverte toutes les semaines, comme celles de Val-d'Or et de La Tuque, des modèles pour Mme Brazeau.

Le Dr Boudreault a déjà constaté les conséquences de l'isolement, accentué par la pandémie, chez les Atikamekw qui vivent déracinés et loin de leur communauté. L'esprit de communauté est très fort chez les Atikamekw.

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