•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

De plus en plus de détresse psychologique chez les policiers

Profil en noir d'un homme assis sur une chaise et qui a le front appuyé dans sa main.

La Fédération des policiers municipaux du Québec constate une aggravation de la détresse psychologique au sein des corps policiers (archives).

Photo : iStock

Radio-Canada

La Fédération des policiers municipaux du Québec constate une aggravation de la détresse psychologique au sein des corps policiers. Et les policiers de Sherbrooke n’échappent pas à cette tendance, selon l’Association des policiers et policières.

C’est sûr que la détresse est plus présente chez les policiers. Les policiers autant que la population sont affectés par la COVID-19, lance d’emblée Éric B. Beaudoin, président de l’Association des policiers et policières de Sherbrooke.

Tout le monde est dans un état d’isolement. Un policier va vivre un peu plus de stress qu’un citoyen régulier par rapport à son travail, poursuit-il.

Dès qu’il arrive dans la profession, un policier va voir en trois mois ce qu’une personne verra tout au long de sa vie. De voir des gens décédés, des membres sectionnés, c’est ce que vit un policier.

Éric B. Beaudoin, président de l’Association des policiers et policières de Sherbrooke

C'est cette détresse psychologique qui a poussé la Fédération des policiers municipaux du Québec à réclamer la mise en place d’un service spécialisé en santé mentale, un guichet unique, disponible 24 heures sur 24 pour tous les policiers du Québec. Une demande qui figure dans un mémoire déposé au comité consultatif mandaté par Québec pour analyser la réalité policière.

À Sherbrooke, l’Association des policiers et policières se dit favorable à appuyer une telle demande, même si on considère être plutôt bien nanti pour faire un suivi psychologique des policiers.

Le programme Pair, qui existait auparavant et qui était tombé dans l’oubli, on l’a ramené. On a désormais un programme qui s’appelle le GPS [Groupe policiers soutien]. On a des gens qui sont formés pour aider les policiers à aller vers les ressources [pour qu’ils puissent] ventiler, souligne-t-il.

De plus, au Service de police de Sherbrooke, les enquêteurs rencontrent un psychologue deux fois par année. En ce moment, on a quelque chose d’efficace en place pour aider les policiers à faire leur travail et à préserver leur état mental pour la suite, assure-t-il.

D'après les chiffres de la Fédération des policiers municipaux du Québec, les policiers ont entre deux à trois fois plus à risque de se suicider que la population en générale.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !