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« La région a faim pour Énergie Saguenay », dit Richard Martel

Richard Martel

Le député Richard Martel a présenté un mémoire. (ARCHIVES)

Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon

Devant la commission d’enquête du BAPE sur GNL Québec, le député fédéral de Chicoutimi-Le Fjord, Richard Martel, a répété une phrase qui lui est maintenant bien connue : « Le Saguenay-Lac-Saint-Jean a faim de grands projets ».

Le lieutenant du Parti conservateur du Canada au Québec s’est présenté virtuellement devant la commission pour déposer son mémoire. Il veut que le projet se réalise et pense qu’Énergie Saguenay reçoit l’acceptabilité sociale ici en région.

Le politicien estime que la création d’emplois demeure un élément fondamental justifiant la réalisation du projet, tout comme le fait que ces emplois permettraient de stopper l’exode de 600 jeunes par année.

Beaucoup d’équipementiers sont dépendants de Rio Tinto. Si elle disparaît, on va être dans le trouble. Quand la Consol a fermé à La Baie, c’était terrible. Une chance qu’il y a le quai de croisières pour animer ça sinon ce serait terrible , a illustré Richard Martel.

Le député estime que la demande de gaz naturel, que GNL Québec propose de liquéfier à La Baie à des fins d’exportation, connaîtra une croissance importante en termes de demande sur l’échiquier mondial.

Si ça répond aux normes canadiennes et au BAPE, c’est un projet qu’on doit saisir. Il faut être opportuniste parce que pour la région, c’est extrêmement important , a opiné le député de Chicoutimi-Le Fjord aux Communes.

Le facteur carboneutre remis en doute

Un organisme de défense des oiseaux a déposé son mémoire en ouverture d’audiences, mardi soir. A suivi un regroupement de professeurs d’université, qui a fait savoir sans détour au président, Denis Bergeron, et au commissaire, Laurent Pilotto, qu’Énergie Saguenay n’a trouvé aucune opinion favorable chez ses membres.

Puis, le Regroupement vigilance hydrocarbure a fait valoir ses arguments tournant autour du fait que le volet carboneutre de l’usine de liquéfaction de GNL Québec doit être mis en doute. Ce mémoire a été qualifié de touffu par l’un des commissaires.

Écoutez-nous!

Émile Simard et Jean-Simon Desrochers, de l’Association générale des étudiantes et étudiants du Collège de Chicoutimi, ont imploré le BAPE d’écouter les milliers d’étudiants qui ne veulent pas que le projet voie le jour.

Ce ne sont pas les gens qui travaillent pour le projet, ce ne sont pas les investisseurs, c’est nous qui allons subir les conséquences , croit Émile Simard.

Écoutez-nous! C’est nous la prochaine génération et on dirait qu’on est un peu oubliés dans tout ça , a-t-il lancé.

Son confrère, Jean-Simon Desrochers, a ajouté que c’est une attrape de se concentrer sur la carboneutralité .

Ce projet-là, ce n’est pas un projet à long terme. Dans 25 ans, ce sera un projet de musée , a avancé l’étudiant.

L’hydroélectricité, un atout

Le préfet Gérald Savard a clos la soirée en déposant le mémoire de la MRC du Fjord-du-Saguenay. Pendant la lecture de sa présentation, il a rappelé que la MRC, qui se décline sur une superficie de 140 km carrés, est axée sur la villégiature et les ressources naturelles et que le fjord resplendissant fait la fierté des Saguenéens.

Gérald Savard devant une affiche du BAPE.

Le préfet de la MRC du Fjord-du-Saguenay, Gérald Savard, est en faveur du projet Énergie Saguenay.

Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon

Ceci dit, il souhaite que le projet Énergie Saguenay de GNL Québec se concrétise parce que, estime-t-il, l’environnement et l’économie peuvent aller de pair.

On est pour ce projet parce qu’on est habitués à ça, chez nous, le développement économique et les ressources naturelles , a-t-il déclaré, alors qu’il présentait les différents axes contenus à l’intérieur du mémoire de la MRC.

Ce qui nous démarque dans ce projet-là, c’est l’hydroélectricité. On va avoir un « cooler qui va rendre le gaz à moins162 degrés et on va le faire avec l’hydroélectricité », a indiqué Gérald Savard.

Le préfet a salué, au passage, l’initiative de GNL Québec, qui souhaite créer un fonds de 5 millions de dollars destiné à des entreprises qui mettront en place des mécanismes pour réduire le bruit de leurs navires afin d’amoindrir l’effet de leur passage sur les espèces marines.

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