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Woodfibre LNG a 5 ans de plus pour entamer la construction de son projet près de Squamish

Une usine aux pieds des montagnes en C.-B.

Le projet de 1,6 milliard de dollars traitera et liquéfiera le gaz naturel expédié par pipeline du nord de la Colombie-Britannique pour l'exportation vers les marchés asiatiques.

Photo : Woodfibre LNG

Radio-Canada

La compagnie Woodfibre LNG a obtenu du Bureau d'évaluation environnementale de la Colombie-Britannique que la date limite pour le début de la construction de son projet près de Squamish soit repoussée de 5 ans. Le 26 octobre 2025, l'entreprise devra donc avoir substantiellement entamé les travaux de construction sans quoi son certificat d'évaluation environnementale sera échu.

Le Bureau n'impose aucune condition à la compagnie. Normalement, en date du 26 octobre de cette année, les travaux de construction de son usine de liquéfaction de gaz naturel dans la Baie Howe, non loin de Squamish aurait dû être déjà bien entamés. Elle a reçu son certificat d'évaluation environementale le 26 octobre 2015, mais en mars 2020 elle a demandé que la date du début substantiel des travaux soit prolongée. Une seule prolongation d'une durée maximum de 5 ans peut-être accordée.

Bien que ce projet de 1,6 milliard $ ait obtenu le soutien de la Première Nation Squamish, il demeure controversé et les défenseurs de l'environnement n’en veulent pas. C’est notamment le cas du groupe My Sea to Sky, dont la cofondatrice, Tracy Saxby, est aussi une scientifique des milieux marins.

J’étais furieuse, très en colère.

Tracey Saxby, cofondatrice, My Sea to Sky
Tracey Saxby.

Tracey Saxby a cofondé le groupe My Sea to Sky qui s'oppose avec ferveur au projet de gaz naturel liquéfié Woodfibre LNG à Squamish.

Photo : Radio-Canada / Antonin Sturlese

Une décision imprudente et irresponsable

Le bureau d'évaluation environnementale de la Colombie-Britannique traite Woodfibre LNG comme un client, mais il manque à son devoir de protéger le public, déplore la scientifique. Selon elle, l’instance s’est montrée négligente en prenant une décision imprudente et irresponsable.

Tracey Saxby estime que les preuves scientifiques sont là pour que ce gigantesque projet soit freiné. Il y a tellement de permis et d'approbations qu'ils doivent encore obtenir et rien ne garantit qu'ils iront de l'avant, se console-t-elle.

Le groupe My Sea to Sky ne compte pas baisser les bras. Sa cofondatrice assure qu’il va requérir une révision judiciaire de cette prolongation.

Changement de mentalité

Même si les résultats des élections provinciales demeurent provisoires, l'élection d’un candidat du Parti vert dans la circonscription West Vancouver - Sea to Sky, Jeremy Valeriote, est un éveil de conscience pour les détracteurs de ce projet.

Selon Tracey Saxby, les gens prennent conscience des problèmes liés au gaz naturel liquéfié, que Woodfibre va augmenter la fracturation hydraulique dans le nord-est de la Colombie-Britannique et que les conséquences environnementales seront aussi locales dans la baie Howe. Elle parle notamment des effets sur la santé avec l'augmentation de la pollution et des impacts climatiques.

Le Parti vert est le seul parti à s'opposer au développement du GNL, à la fracturation hydraulique et aux subventions relatives aux combustibles fossiles est la Colombie-Britannique.

Tracey Saxby, cofondatrice, My Sea to Sky

De son côté, Jeremy Valeriote rappelle que son parti n’a cessé de marteler son opposition à ce projet. Le candidat vert ne croit pas que ce projet soit bénéfique pour la Baie Howe qui se remet toujours d’un siècle d’industrialisation.

Ce n'est pas un projet approprié pour le climat délicat du Howe Sound.

Jeremy Valeriote, Parti vert

De surcroît, le Parti vert appuie les groupes qui s’opposent à ce genre de projet. Par ailleurs, M. Valeriote souligne qu’un projet comme Woodfibre LNG rend quasi impossibles les objectifs du plan Clean BC vu les émissions de gaz à effet de serre qui s’y accompagnent.

Le probable député de West Vancouver Sea to Sky ajoute qu’il n’est pas impossible que ce projet soit étouffé, car le marché mondial se détourne de plus en plus de ce type d’énergie et que ce n’est pas l’économie de l’avenir.

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