•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’itinérance au Nunavut est une réalité encore cachée

Un village enneigé devant une étendue d'eau et des montagnes.

Environ 1600 personnes vivent dans la communauté de Pond Inlet, au Nunavut.

Photo : Radio-Canada / Nick Murray

Radio-Canada

Un sondage sur la précarité du logement au Nunavut dépeint le « portrait du désespoir » que vivent de nombreux Nunavummiut, selon le député d’Arviat-Nord-Whale Cove, John Main. L'Assemblée territoriale se penche à nouveau sur les problèmes d'itinérance et d'instabilité de logement.

L’étude, réalisée en 2018 par le ministère des Services aux familles, s’est penchée sur 328 ménages de quatre collectivités : Pond Inlet, Clyde River, Arviat et Gjoa Haven.

Selon ces données, environ 400 personnes n’ont pas de toit ou doivent trouver un endroit pour dormir tous les soirs. Entre 5 % et 7,4 % de la population de ces collectivités vit donc une forme d’itinérance ou d’instabilité de logement.

L’étude s’est par ailleurs penchée plus attentivement sur la vie de 22 personnes en quête d’un lit tous les soirs âgées de 18 à 55 ans, qui, dans près de la moitié des cas, ont des enfants qui les accompagnent.

Il s’agit d’un aperçu des témoignages qui existent fort probablement dans toutes les collectivités du Nunavut [...] Nous voulions reconnaître qu’il s’agit d’une histoire commune à de nombreux Nunavummiut : ils ne savent pas toujours où ils vont dormir le soir venu.

Lindsay Turner, directrice du service Réduction de la pauvreté au ministère des Services aux familles
Des maisons sur pilotis à Iqaluit, au Nunavut.

Des maisons sur pilotis à Iqaluit, au Nunavut.

Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

La crise du logement au Nunavut se traduit par un manque d’environ 3000 logements pour l’ensemble du territoire. La réalité du surpeuplement des habitations est également bien connue des autorités.

Ainsi, l’étude précise qu’environ 75 % des répondants ressentent le besoin de prendre un répit de leur propre ménage. De plus, entre 60 % et 75 % des répondants affirment que leurs familles ont manqué de nourriture au cours de l’année précédente et moins de la moitié occupaient un emploi.

Il s’agit d’un portrait inquiétant des problèmes interreliés de surpeuplement, manque de logement, pauvreté, insécurité alimentaire, dépendances, violence, et malheureusement, nous savons que ces questions touchent des familles entières, y compris des enfants.

John Main, député d'Arviat-Nord-Whale Cove

Le député souligne en particulier un passage de l’étude selon lequel plusieurs participants avaient abandonné les listes d’attente du gouvernement pour un logement social, à cause de la perception que le processus d’octroi était empreint de préjugés ou inatteignable.

C’est un portrait de désespoir, conclut le député.

La directrice, Lindsay Turner, quant à elle, affirme que le travail sur le terrain se poursuit entre autres pour la création d’endroits de répit comme une buanderie ou une cuisine communautaire.

Nous avons transmis le message à toutes les collectivités que, advenant l'intérêt de travailler de concert pour trouver des solutions, nous sommes là, dit-elle.

Avec les informations de CBC

Bannière promotionnelle avec le texte : Explorez les histoires du Grand Nord, ICI Grand Nord

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !