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Les candidats à l’immigration francophone recevront des points supplémentaires

Un stylo sur un formulaire d'immigration du gouvernement du Canada

Pour la FCFA, ce changement signale une certaine ouverture de la part d'Ottawa.

Photo : Getty Images / Alex Skopje

Le gouvernement fédéral augmente le montant de points accordés aux candidats à l’immigration francophones et bilingues du système Entrée express. Cette mesure vise à aider Ottawa à atteindre sa cible de 4,4 % d’immigrants francophones hors Québec, d’ici 2023.

Entrée express est un système en ligne utilisé pour gérer les demandes de résidence permanente de travailleurs qualifiés, selon un communiqué de presse d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada publié mardi.

Les candidats francophones recevront 25 points, à la place de 15, et les candidats bilingues recevront 50 points, au lieu de 30.

Bien que l’immigration francophone hors Québec ait augmenté, des données récentes montrent que les outils de sélection en place ne seront pas suffisants pour atteindre la cible de 4,4 % d’ici 2023 , est-il indiqué dans le communiqué.

La réalisation de progrès en vue de l’atteinte de cette cible sera facilitée par un éventuel assouplissement des restrictions de voyage associées à la pandémie mondiale, note-t-il.

La proportion de nouveaux résidents permanents francophones établis à l'extérieur du Québec a augmenté l'année dernière, passant de 1,82 % en 2018 à 2,82 % en 2019.

Soutenir le développement des communautés francophones en situation minoritaire à l’extérieur du Québec fait partie du plan gouvernemental de croissance économique et de prospérité à long terme pour l’ensemble du pays, affirme le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Marco Mendicino.

Il s’agit également de la bonne chose à faire pour soutenir les communautés francophones partout au Canada, ajoute-t-il.

Des points sont accordés aux candidats pour leur maîtrise du français depuis 2017.

La FCFA salue l'ouverture du ministre

Le président de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA), Jean Johnson, ne sait pas si ces changements seront suffisants pour permettre au Canada d’atteindre la cible d’immigration francophone. C’est un peu à l’aveuglette, indique-t-il, tout en se montrant optimiste.

L’élément que j’aime surtout dans cette annonce-là, c’est que c’est le reflet d’un ministre qui nous a écoutés, qui nous a entendus, qui dit aujourd’hui à la FCFA : je vous comprends, tentons quelque chose de différent, soutient M. Johnson.

Il pense qu’il faut maintenant évaluer continuellement les résultats du changement afin de voir s’il porte ses fruits.

Jean Johnson note que l’atteinte de la cible de 4,4 % d’immigrants francophones hors Québec date de 2003. Ça fait longtemps qu’on parle d’une cible, ça fait très longtemps qu’on n’est même pas proche de l’atteindre. Donc, au niveau du poids démographique [les communautés francophones en situation minoritaire], nous avons pris un recul.

Ainsi, il croit que cette cible devrait être révisée afin de rattraper la perte du poids démographique des francophones.

Pour ce faire, et pour aiguiller la politique fédérale, il suggère la création d’un comité de planification de l’immigration francophone, où il y aurait une représentation des communautés et des hauts fonctionnaires de l’immigration.

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