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Un tout inclus à Cuba réservé aux gens de l'Atlantique, rêve ou réelle possibilité?

Une plage de Cuba

En moins de 24 heures, l’entreprise indique avoir reçu plus de 70 réservations sur un de ses vols nolisés à destination de Cayo Coco au mois de février.

Photo : iStock

Radio-Canada

Alors que la pandémie mondiale continue de chambouler les projets de vacances d'à peu près tout le monde, une agence de voyages d’Halifax en Nouvelle-Écosse tente de tirer profit de la bulle atlantique en créant un corridor avec un hôtel tout inclus… à Cuba!

Cependant, les intéressés devront peut-être prévoir plus d’une semaine de congés pour se permettre de telles vacances, quarantaine oblige.

Partir en vacances est tout un casse-tête en pleine pandémie, admet le copropriétaire de l’agence de voyages Absolute Travel, Fred Mack.

Les voyageurs devront, par exemple, subir des tests et des espaces isolés devront être désignés pour les accueillir dans les aéroports.

Malgré un lourd processus, l’idée d’être uniquement entourés de voyageurs provenant des provinces de l’atlantique dans l’avion et à l’hôtel à destination semble convaincante. Si c'était seulement nous autres, ça nous donnerait un peu plus de sécurité, dit Christine Chantegreil, une citoyenne d’Halifax.

Le gouvernement canadien continue cependant de déconseiller tout voyage non essentiel à l’extérieur du Canada, et exige une quarantaine de 14 jours au retour dans le pays.

L’agence de voyages aimerait obtenir une exemption pour ses clients, mais elle ne se fait pas d’illusions. Nous ne nous attendons pas vraiment à ce que cela se produise , dit Fred Mack.

Une offre qui ne fait pas l'unanimité

Des représentants des gouvernements provinciaux et fédéral sont loin d’être emballés par l’idée.

Évidemment le contexte d'aller sur les voyages comme ça, les autorités de santé publique ont bel et bien défini ça comme quelque chose qui n'était pas peut-être une bonne idée. Les gens seront sujets à la quarantaine de 14 jours quand même. C'est une façon d'essayer peut-être de redémarrer un secteur de l'économie qui a été durement frappé, mais ce n'est pas une idée très propice dans le contexte actuel affirme Dominic LeBlanc, ministre fédéral des Affaires intergouvernementales.

Dominic LeBlanc assit devant des drapeaux du Canada.

Le ministre des Affaires gouvernementales, Dominic LeBlanc, le 18 septembre 2020 à Ottawa.

Photo : Radio-Canada

L’initiative de l’agence de voyages d’Halifax inspirera peut-être d’autres joueurs de l’industrie à l’imiter.

En moins de 24 heures, l’entreprise indique avoir reçu plus de 70 réservations sur un de ses vols nolisés à destination de Cayo Coco au mois de février.

Les défis des agences de voyages

Les agences de voyages sont aussi les grands perdants de cette pandémie mondiale.

C’est très difficile moralement, on essaie de garder la tête haute, mais il y a des journées où on se sentirait prêt à tout abandonnée, témoigne Lisette Cormier Noël, propriétaire de l’agence Voyage Vasco Acadie à Lamèque, au Nouveau-Brunswick.

Une femme se tient devant la baie vitrée d'un aéroport pendant qu'un avion décolle sur la piste devant elle.

Un retour à un semblant de normalité dans l'industrie du voyage n'est pas prévu avant le printemps-été 2021 ou 2022.

Photo : iStock

Bien que certaines agences de voyages offrent maintenant des assurances pour la COVID-19, Lisette Cormier Noël, elle, ne sait pas si cela aidera ses affaires. Elle travaille actuellement sans revenu et son agence a dû quitter son local au printemps pour faire des économies. Elle a aussi dû licencier une employée. Selon ces calculs, elle pourra s’en sortir pour encore un an.

D'après le reportage d'Olivier Lefebvre et avec les informations d'Alix Villeneuve.

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