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Perte du local du Dépannage Ste-Maria-Goretti : une occasion de renouveau pour l’organisme

L'église Ste-Maria-Goretti, sous un ciel nuageux

L'église Ste-Maria-Goretti où était situé le Dépannage du même nom.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Radio-Canada

La perte du local du Dépannage familial Ste-Maria-Goretti inquiète des citoyens dans le quartier Lac-Beauchamp à Gatineau. L’organisme souhaite toutefois saisir l’occasion pour se réinventer et offrir des services améliorés à sa clientèle.

Plusieurs résidents ont cru à la fermeture définitive de la banque alimentaire en apprenant que le local du sous-sol de l'église Ste-Maria-Goretti serait dorénavant occupé par d’autres locataires, à la suite de la vente de l’église Saint-René-Goupil.

Le curé assure que le maintien des services offerts aux plus démunis représente une priorité pour lui et la fabrique de sa paroisse. Le Dépannage Ste-Maria-Goretti pourra poursuivre ses activités, dit-il, en étant transféré au Centre de sécurité alimentaire de Gatineau (CSAG).

On nous assure que le Dépannage va pouvoir se poursuivre dans le temps. Il va y avoir un travailleur social, il va y avoir beaucoup plus de services, estime l’abbé Charles Migneault. C’est pour s’assurer que dans 5, 10, 15 ans, il y aura toujours quelqu’un pour prendre soin de nos plus démunis.

Ce changement va permettre à l’organisme de survivre, croit pour sa part Raymond Laurin, président de l'assemblée de fabrique de la paroisse Ste-Trinité. On vieillit tous. La moyenne d’âge est de 65 ans et plus chez nos bénévoles et la relève est très rare. Il ne faut pas seulement penser à l’immédiat, il faut penser à l’avenir, soutient-il.

Le Dépannage Ste-Maria-Goretti fait partie des organismes accrédités par Moisson Outaouais, qui a livré des paniers de nourriture dans le quartier la semaine dernière.

Nous sommes prêts à soutenir nos 41 organismes membres en tout temps et partout où ils sont, explique Armand Kayolo, directeur général de Moisson Outaouais.

Le conseiller du district du Lac-Beauchamp est au courant du dossier depuis longtemps, mais ne peut faire que très peu de choses pour aider de tels organismes. Quand les églises se vendent et qu’il n’y a plus de locaux disponibles gratuitement, c’est ce qui arrive, explique Jean-François Leblanc.

Or, le fait que le Dépannage ne soit plus associé à une organisation chrétienne peut aussi avoir des avantages. Le CSAG, c’est laïque, dont ils vont pouvoir aller chercher des subventions auprès du gouvernement dans le but d’engager du personnel qui est plus apte à aider, soutient M. Migneault.

La transition complète du Dépannage vers le CSAG devrait être complétée d’ici la fin du mois de novembre.

Avec les informations de Christian Milette

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