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Vaccin contre la COVID-19 : IMV pourra fusionner les premières phases d'essais

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Une scientifique montre du doint un élément d'un diagramme dessiné sur une fenêtre transparente.

IMV s'apprête à lancer les essais cliniques de son vaccin candidat contre la COVID-19.

Photo : Courtoisie / IMV / Michael Branscom

La société biopharmaceutique IMV a obtenu l'autorisation de Santé Canada pour fusionner les phases 1 et 2 des essais cliniques de son vaccin expérimental contre la COVID-19. L’entreprise, dont les bureaux administratifs sont à Québec, espère développer le vaccin qui aura la plus longue durée de protection.

Bien que d’autres vaccins soient déjà dans la dernière phase des essais et pourraient être disponibles d’ici la fin de l’année, le PDG Frédéric Ors explique qu’IMV n’est pas dans la course pour être le premier vaccin .

L’entreprise cherche plutôt à développer le meilleur vaccin, celui qui sera facile à produire et qui offrira la plus longue protection. Elle espère obtenir le feu vert de Santé Canada pour lancer les essais d'ici la fin de l'année. On a une technologie qui nous permet de faire qu'on a la meilleure protection possible en termes de durée, avance le gestionnaire.

Frédéric Ors, PDG de la biopharmaceutique IMV

Frédéric Ors, PDG de la biopharmaceutique IMV

Photo : Radio-Canada

Idéalement, la protection du vaccin va être suffisamment longue pour qu'on n’ait pas à revivre la crise de la COVID-19 tous les ans ou tous les deux ans.

Frédéric Ors, PDG de la biopharmaceutique IMV

IMV a reçu jusqu’à présent près de 10 millions de dollars du gouvernement fédéral pour le développement de son vaccin. Spécialisée en oncologie, l’entreprise avance que son vaccin contre la COVID-19 pourrait aussi offrir une meilleure protection aux personnes les plus vulnérables, comme les personnes âgées et les patients immunosupprimés.

Deux femmes en sarraus manipulent des produits derrière une baie vitrée dans un laboratoire.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les laboratoires d'IMV sont situés à Halifax, en Nouvelle-Écosse.

Photo : Courtoisie / IMV / Michael Branscom

Correctif

Une première version de cet article affirmait qu'IMV avait obtenu l'approbation de Santé Canada pour lancer les essais cliniques. L'entreprise est toutefois toujours en attente de cette approbation et n'a reçu que le feu vert pour fusionner les deux premières phases de ces essais, qui n'ont toujours pas été autorisés par Santé Canada.

Fait de synthétique

Frédéric Ors souligne que le vaccin développé dans les laboratoires de l’entreprise à Halifax est entièrement synthétique ce qui permet de produire beaucoup de doses rapidement dans à peu près n’importe quelle usine qui fabrique déjà des médicaments.

Monter à des échelles de production de milliards de doses, ce n'est pas un enjeu pour la technologie qu'on utilise.

Frédéric Ors, PDG de la biopharmaceutique IMV

Pour le lancement des essais cliniques, IMV travaille déjà avec des usines au Canada, aux États-Unis et en Inde.

Les essaies cliniques de phase un et deux seront réalisés sur quelque 600 volontaires et devraient s’échelonner jusqu’au mois de mars. Si tout se passe bien, la phase trois des essais sera lancée tout de suite après et les premiers vaccins pourraient être sur le marché à l’automne 2021.

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