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Fin de la grève-surprise des travailleurs de la santé en Alberta

Le ministre des Finances évoque des sanctions potentielles pour les employés qui y ont participé.

Des manifestants devant un hôpital.

Des travailleurs du réseau de la santé ont quitté leur poste et manifesté devant plusieurs hôpitaux albertains lundi.

Photo : CBC / David Bajer

Des centaines d’employés de soutien du réseau de la santé ont repris le travail, mardi, sur les ordres de la Commission albertaine des relations de travail. Leur grève non autorisée pour dénoncer les abolitions de postes et la privatisation de certains services a duré une journée.

Lundi, des membres du Syndicat de la fonction publique de l’Alberta (AUPE) ont refusé de commencer leur quart de travail dans des établissements de santé partout dans la province, pour dénoncer les compressions annoncées dans leur secteur.

La plupart des grévistes étaient des brancardiers, des préposés à la restauration ou à l’entretien ou des employés de soutien hospitaliers. L'AUPE a dénombré au moins 800 employés en grève dans neuf hôpitaux différents, mais souligne que son décompte était loin d’être terminé. Le vrai chiffre, selon lui, était beaucoup plus élevé.

À la demande de Services de santé Alberta, la commission des relations de travail a tenu une audience spéciale le soir même. La Commission a ordonné aux syndiqués de mettre fin à leur grève illégale.

L'AUPE indique qu’elle a demandé à ses membres de respecter cette consigne et que, à sa connaissance, personne n’a désobéi.

Dans un court communiqué, l'AUPE félicite ses membres d’avoir prouvé une fois pour toutes que le personnel du système de santé, c’est plus que les médecins et les infirmières.

Services de santé Alberta envisage des sanctions

Le ministre des Finances de l’Alberta, Travis Toews, s’est pour sa part dit déçu par cette action illégale.

Il affirme que les employés de Services de Santé Alberta (AHS) enquêtent sur les employés qui ont fait la grève.

Ils étudient les actions individuelles des employés, les employés qui ont pris part à ce débrayage illégal, et il pourrait y avoir des sanctions comme des suspensions, des amendes ou même des licenciements, a-t-il déclaré à la sortie de l’Assemblée mardi.

AHS a confirmé par courriel qu’il se « penche sur les événements [de lundi] et étudie [ses ] prochains pas, dont l’enquête et l’évaluation de mesures disciplinaires et d'autres conséquences potentielles ».

Travis Toews croit par ailleurs que l'AUPE a fort probablement participé à l’organisation de cette grève-surprise, sans passer par les étapes définies par la loi.

Le syndicat se défend d’avoir fait cela, assurant que ses membres l’ont simplement informé de leurs intentions.

Avec des informations de Janet French

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