•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'Apollo a trouvé son dernier repos

Le traversier Apollo est amarré au port de Québec.

Le traversier Apollo est amarré au port de Québec.

Photo : Radio-Canada

Le vieux traversier ne finira finalement pas sa vie comme récif artificiel au large de Godbout. Une entreprise de Dalhousie au Nouveau-Brunswick vient de s'en porter acquéreur pour le démanteler.

Tout l'argent qui reste dans les coffres de la Société Apollo, à qui la Société des traversiers du Québec (STQ) avait donné deux millions de dollars pour le projet, servira au remorquage.

Des travaux avaient déjà été réalisés en en vue de convertir l'Apollo en attraction touristique pour les plongeurs, mais à mesure que ceux-ci avançaient, les surprises émergeaient.

Tout a doublé ou triplé donc la facture finale nous aurait coûté six millions au lieu de deux, mentionne le président de la Société Apollo et maire de Godbout, Jean-Yves Bouffard.

Il cite entre autres la présence d'amiante pour expliquer cette hausse des coûts.

Ce n'est pas un échec, c'est une expérience de vie, on ne connaissait pas le maritime, mais là on vient de le comprendre.

Jean-Yves Bouffard, maire de Godbout
Portrait de Jean-Yves Bouffard.

Le maire de Godbout, Jean-Yves Bouffard

Photo : Radio-Canada

Selon Jean-Yves Bouffard, au final, se débarrasser de l'Apollo aura coûté 2 millions de dollars à la Société des traversiers.

C'est 300 000 $ de moins que la facture pour envoyer le Camille-Marcoux à la ferraille en 2017, ce qui fait dire au maire que l'échec du projet de conversion de l'Apollo en récif artificiel n'a pas entraîné de coûts supplémentaires.

Dalhousie Marine Recyclers NB a acquis le navire pour un dollar. Le nouveau propriétaire déboursera une partie des frais de remorquage, mentionne le maire. On lui donne tout ce qu'on a et lui s'occupe de payer la balance.

Le bateau dormait au quai du groupe Océans à Québec depuis des mois.

Garder le bateau à quai coûtait un demi-million de dollars par année, soit 30 000 $ par mois puisqu’il faut chauffer le navire afin qu’il ne coule pas.

5,5 M $ pour 17 jours de navigation

Le traversier Apollo, endommagé, au quai de Matane alors qu'on voit un panneau d'arrêt en avant-plan.

Le traversier Apollo à quai en raison d'un bris

Photo : Radio-Canada / Michel-Félix Tremblay

L'Apollo avait été acheté à la hâte par la Société des traversiers en janvier 2019, au coût de 2,1 millions de dollars, après que le F.-A.-Gauthier eut été cloué à quai en raison de problèmes de propulseurs. À cela se sont ajoutées plusieurs factures pour des travaux d'adaptation et de réparation.

Des retards dans sa mise en service ont notamment coûté l'emploi du PDG de la STQ, François Bertrand.

L'Apollo a aussi fait la manchette en percutant les quais de Godbout et Matane.

Le Bureau de la sécurité des transports avait alors tiré une sonnette d'alarme concernant l'étanchéité de la coque et du pont, le système de volets pare-feu et certains systèmes électriques du vieux navire.

En tenant compte de tous les frais, l'Apollo aura coûté 5,5 millions de dollars aux contribuables québécois pour 17 jours de navigation.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !