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La Colombie-Britannique annonce des mesures restrictives, mais peu punitives

Les autorités sanitaires misent toujours sur la responsabilité citoyenne.

Un homme masqué devant des arbres fleuris.

Le masque n'est pas obligatoire, mais son port est maintenant «attendu» en Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

La Colombie-Britannique annonce des mesures restrictives alors que le nombre de cas de la COVID-19 sur son territoire atteint des niveaux inégalés, mais les autorités sanitaires se gardent de les accompagner d’un plan de renforcement précis.

Des rassemblements intérieurs illégaux

La province émet une nouvelle ordonnance : les rassemblements dans les résidences privées sont désormais limités aux membres du foyer ainsi qu'à leur bulle sociale de six personnes.

Cette mesure sera renforcée, assure la Dre Henry. Les citoyens peuvent porter plainte au même titre qu’ils peuvent se plaindre en cas de nuisance de bruit, explique-t-elle.

Or, la loi est difficilement exécutoire, admet la Chaire de recherche du Canada en santé et communauté et professeure à la faculté des sciences de la santé de l'Université de la vallée du Fraser, Cindy Jardine.

À moins, dit-elle, que les gens n'espionnent leurs voisins et ne commencent à les dénoncer, et je ne pense pas que Bonnie Henry veuille aller là.

Je ne pense pas qu’on puisse faire respecter cela , ajoute-t-elle.

La médecin hygiéniste en chef de la Colombie-Britannique, Bonnie Henry.

Il faut faire confiance aux gens, croit la médecin hygiéniste en chef de la Colombie-Britannique, Bonnie Henry.

Photo : Mike McArthur/CBC

Un fort incitatif

Les plus récentes recherches de Mme Jardine portent sur la communication des restrictions durant la pandémie.

Elle estime que la simple menace d'une application de la loi fera en sorte que la population la prendra plus au sérieux. Ils comprendront que ce n'est pas une suggestion à ce stade.

L’approche de la Colombie-Britannique, moins punitive qu’ailleurs au Canada, notamment au Québec, a été depuis le début de la pandémie cohérente, empathique, et a tenté d’amener les gens à faire volontairement ce qu’ils devraient faire pour protéger la santé publique.

Les principes de communication de risques démontrent que c’est généralement le meilleur moyen d'obtenir un changement de comportement durable, dit-elle.

Mais le risque en temps de pandémie est différent d'autres cas, reconnaît la chercheuse, puisqu'en général, ils sont individuels.

Quand nous décidons de prendre un risque, c'est notre bien-être qui est en jeu. Dans le cas de la COVID-19, la situation est différente et requiert un état d'esprit différent. Nous portons un masque pour protéger les autres, pas tant pour nous protéger.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Port du masque attendu

Il est désormais attendu que les Britanno-Colombiens portent un masque dans tous les espaces intérieurs publics, a affirmé la médecin hygiéniste en chef, Bonnie Henry, lundi.

L'association de médecins Doctors of BC, applaudit l'annonce. Nous avons tous la responsabilité de protéger non seulement nous-mêmes, mais aussi ceux qui sont vulnérables, écrit sa présidente, la Dre Kathleen Ross, dans un communiqué.

Toutefois, en ce moment, le port d’un couvre-visage demeure obligatoire uniquement dans les transports en commun.

En réponse à une question sur le moyen de faire respecter les mesures annoncées lors du point de presse, lundi, la Dre Bonnie Henry a répété qu'il faut faire confiance aux gens.

Avec les informations de CBC

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