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Projet Horne 5 : Ressources Falco ratifie d'importantes ententes avec Glencore

Un plan en 3D du projet de mine Horne 5.

Le projet Horne 5 pourrait avoir une durée de vie de 15 ans, selon Ressources Falco.

Photo : gracieuseté Ressources Falco

Radio-Canada

Le projet minier Horne 5 de Ressources Falco a franchi une étape importante le 27 octobre, alors que l'entreprise a signé deux ententes avec son plus proche voisin, Glencore Canada Corporation.

Le projet Horne 5, situé sur le site de l'ancienne mine Horne, tout près de la fonderie du même nom, négociait avec Glencore depuis au moins deux ans.

Voilà qu'une entente a été conclue, notamment en ce qui concerne le financement du projet. Selon le communiqué de Falco, Glencore a convenu de souscrire à un financement provisoire par voie de débenture convertible garantie de premier rang de 10 millions de dollars visant à financer les opérations en cours du projet Horne 5.

Une entente d'écoulement a également été signée, selon laquelle Glencore achètera de Falco les concentrés de cuivre et de zinc produits durant la durée de vie de la mine du projet Horne 5. La durée de vie de la mine est présentement établie à 15 ans.

On n’a pas changé le plan d’affaires, on n’a pas changé le plan minier, on projette toujours de maintenir le taux de production de 16 000 tonnes par jour à l’usine. C’est le même taux à la mine. Donc sur la vie de 15 ans, on parle de tout près de 80, 81 millions de tonnes. Il pourrait s’ajouter des tonnes dépendamment du prix des marchés, des commodités, affirme le président et chef de la direction de Falco, Luc Lessard.

Le PDG de Ressources Falco, Luc Lessard.

Le PDG de Ressources Falco, Luc Lessard (archives)

Photo : Radio-Canada / Félix B. Desfossés

Falco dit également collaborer avec Glencore pour établir un plan de travail afin de minimiser les risques géotechniques et autres risques techniques.

L'entreprise souhaite faire le dépôt initial de son étude d'impact sur l'environnement et initier le processus d'audiences publiques (BAPE) à la moitié ou vers la fin de 2021.

Ce qu’on souhaite, c’est d’avoir tous les éléments en main, c’est-à-dire les permis d’opération à la suite du processus du BAPE, qu’on anticipe faire à la fin de l’année 2021. On aimerait conclure les ententes sur l’obtention des licences d’opération et d’indemnisation. Ça nous amènera à pouvoir débuter essentiellement la construction au début ou quelque temps en 2022. Ce qu’on projette présentement, c’est d’avoir une production dans la dernière portion de 2025, explique M. Lessard.

La compagnie peut déjà avancer de possibles extensions au projet. La probabilité qu’il y ait des extensions, soit latérales soit, surtout, en profondeur, est déjà connue. Il reste que la portion inférieure du dépôt n’a pas été forée et on voit très bien dans nos projections que le gisement continue en profondeur, précise Luc Lessard.

Des retombées économiques importantes

Selon, Luc Lessard, le traitement du concentré de cuivre issu de Horne 5 directement au site de la Fonderie Horne contribuera aux bénéfices économiques locaux engendrés par le projet.

Le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Rouyn-Noranda, David Lecours, se réjouit de ce pas vers l’avant. Selon lui, le projet de Falco sera une occasion pour les entreprises d’ici de mettre en valeur leur savoir-faire en matière de nouvelles technologies.

Une photo professionnelle de David Lecours.

David Lecours, président de la Chambre de commerce et d'industrie de Rouyn-Noranda

Photo : gracieuseté

Au-delà du fait que c’est un gros projet, en termes d’emplois et de retombées économiques, c’est aussi une opportunité d’utiliser les dernières technologies. Chez Falco, on sent vraiment une volonté d’aller plus loin au niveau de la mine 4.0. On parle de téléopérations, d’automatisation, d’intelligence artificielle et de véhicules électriques. Tout ça pour améliorer la productivité, c’est sûr, mais améliorer la sécurité aussi. Alors, non seulement c’est un projet minier d’envergure pour Rouyn-Noranda, pour l’Abitibi, pour le Québec et même pour le Canada, mais c’est aussi une opportunité d’aller plus loin au niveau des nouvelles technologies , souligne M. Lecours.

Le directeur développement des affaires et propriétaire chez Industries Blais, Jean-François Blais, estime que les retombées du projet de Falco seront comparables à celles du projet Osisko à Malartic.

Une mine d’envergure comme Falco qui s’établit à Rouyn-Noranda, c’est une excellente nouvelle. Non seulement pour les compagnies de construction, mais aussi pour toute l’Abitibi-Témiscamingue. Probablement que ça va avoir le même effet galvanisant qu’une minière comme Osisko a eu. Je pense qu’il va y en avoir assez pour tous les gens de la région, et que tout le monde pourra tirer son épingle du jeu. C’est une très, très bonne nouvelle pour la région, indique M. Blais.

La mairesse de Rouyn-Noranda, Diane Dallaire, se réjouit de l'avancement du projet. Elle rappelle que la Ville devra se préparer à attirer de la main-d'œuvre qualifiée et à loger ces travailleurs et leur famille.

C'est sûr et certain que c'est une bonne nouvelle pour la ville, mais il faut s'assurer d'attirer de la main-d'œuvre. Il est question de logement, il est question de tout ça. C'est sûr qu'au niveau de l'environnement, c'est très encadré, dit-elle.

- Avec les informations de Jean-Michel Cotnoir et Lise Millette

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