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Le délestage de certains soins de première ligne préoccupe Émilise Lessard-Therrien

Une candidate de Québec solidaire fixe la caméra dans son local électoral.

Émilise Lessard-Therrien, députée de Rouyn-Noranda-Témiscamingue (archives)

Photo : Radio-Canada / Lise Millette

La députée de la circonscription Rouyn-Noranda-Témiscamingue Émilise Lessard-Therrien craint que le délestage de certains soins de santé de première ligne en Abitibi-Témiscamingue devienne une situation permanente.

L’élue de Québec solidaire souhaite que le gouvernement prenne des mesures pour pallier la pénurie d’infirmières, notamment en améliorant les conditions de travail des employés dans la région.

Je pense qu'il faut aussi ajouter des primes de plus-value pour les gens des régions, comme des primes de disparité régionale pour attirer les gens chez nous, parce qu’on le voit en ce moment, dans les cohortes qu’on a au Cégep pour le DEC-bac qui se fait en région en soins infirmiers, il y a une diminution des inscriptions. Donc, nécessairement, on va devoir compléter avec de la main-d'œuvre qui vient de l’extérieur, mais le souhait ce n’est pas d’avoir du fly-in fly-out dans le réseau de la santé. On veut des gens qui viennent s’installer chez nous, souligne-t-elle.

Émilise Lessard-Therrien déplore une méconnaissance du gouvernement concernant les réalités sur le terrain. Selon elle, la télémédecine, suggérée par le gouvernement comme solution temporaire, ne répond pas aux besoins des patients.

Dans bien de nos localités, juste parler de notre réseau internet ne rend même pas possible en ce moment la télémédecine sur notre territoire. De toute façon, ce n’est même pas ça le problème parce que la télémédecine, c’est surtout pour avoir accès à des médecins spécialistes dans les grands centres. Et quand on fait appel à la télémédecine, on a justement besoin d’infirmières pour être sur place et accompagner le patient, dit-elle.

Le délestage de certains soins de santé non urgents devrait durer environ trois mois, selon ce qu'ont appris les élus de la région.

Invité à développer davantage son plan de réorganisation des services, le Centre intégré de santé et de services sociaux a indiqué qu’il communiquera son plan dès qu’il aura de l’information plus complète à divulguer.

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