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Des ados en « très grande détresse psychologique », selon une étude de l'UdeS

Les jeunes de 14 à 17 ans seraient deux fois plus nombreux qu'avant à vivre de la détresse.

Des élèves du secondaire dans une classe. Une adolescente à l'avant-plan semble préoccupée.

(Archives) La dépression et l'anxiété est plus présente chez les adolescents pendant la pandémie, selon une étude.

Photo : Getty Images / izusek

Des adolescents du Québec vivraient une « très grande détresse psychologique », selon les résultats préliminaires d'une étude réalisée par deux chercheuses de l'Université de Sherbrooke.

Entre mai et août, les professeures au Département de psychoéducation Catherine Laurier et Katherine Pascuzzo ont questionné plus de 150 adolescents de 14 à 17 ans pour une étude sur la résilience des familles en temps de pandémie.

C'est au moins le double d'adolescents qui sont en détresse psychologique sévère au moment de notre enquête. C'est très inquiétant.

Catherine Laurier, professeure au Département de psychoéducation de l'UdeS

Pour tirer cette conclusion préliminaire, les chercheuses ont comparé leurs résultats à ceux obtenus lors des enquêtes réalisées par Santé Québec en 2016 et 2017.

La détresse, c'est de ne pas trop savoir ce qui va arriver et comment s'adapter, illustre la chercheuse. Catherine Laurier affirme que cette détresse se traduit par l'anxiété, la dépression et les problèmes cognitifs, qui étaient bien présents dans les résultats de la première phase de l'étude en cours.

On se rend compte que c'est probablement lié à l'arrêt de ce qu'on faisait habituellement et à comment on perd nos repères dans une situation comme celle qu'on vit présentement, explique-t-elle.

L'arrêt des activités sportives et la limitation des rencontres entre amis lors de la première vague font partie des importants bouleversements vécus par les adolescents cet automne, souligne la chercheuse.

Le soutien parental, un facteur de protection

Les chercheuses ont également tenté d'isoler des facteurs de protection qui permettent à certains ados de mieux s'en sortir.

Selon les premiers résultats obtenus, les adolescents qui ont du soutien et une bonne relation avec leurs parents semblaient « moins en détresse que les autres adolescents ».

Les parents, souvent, croient qu'à l'adolescence ils n'ont plus ce rôle de base de sécurité comme dans la petite enfance, mais c'est encore très très important à l'adolescence.

Catherine Laurier, professeure au Département de psychoéducation de l'UdeS

La chercheuse souligne que ce rôle parental a été encore plus important dans le contexte du confinement, alors que les membres d'une famille sont les seuls avec qui il est possible d'avoir des rapprochements.

Les chercheuses ont aussi questionné 175 parents d'enfants de 6 à 17 ans et analyseront leurs réponses au cours des prochaines semaines.

L'étude se poursuivra également en novembre. Catherine Laurier et Katherine Pascuzzo questionneront à nouveau les participants pour comparer leurs réponses à celles obtenues six mois plus tôt. Les régions d'appartenance des participants seront aussi considérées afin de voir si une corrélation existe entre les mesures sanitaires plus sévères et la détresse des familles.

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