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Hausse des demandes d'aide pour violence conjugale à Sherbrooke

Un homme saisit une femme par le poignet

Le télétravail et les pertes d'emplois augmentent les tensions au sein des couples.

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

Les demandes d'aide pour des situations de violence conjugale sont en forte augmentation à L'Escale de l'Estrie depuis la 2e vague de la pandémie.

Céline Daunais-Kenyon, directrice générale du seul centre d’aide et d’hébergement de Sherbrooke pour femmes victimes de violence, mentionne que les appels ne cessent d'entrer.

Au Service de police de Sherbrooke, 27 dossiers de violence conjugale ont été ouverts depuis septembre.

L'un des enjeux majeurs actuellement pour plusieurs femmes en situation de violence conjugale est que leurs conjoints sont davantage à la maison à cause du télétravail ou en raison d’une perte d'emploi.

Au quotidien, ces femmes vivent beaucoup de tensions avec leur conjoint, de la violence psychologique, physique et de l’isolement. Elles sont en besoin extrême de demander de l’aide, mais nous devons prioriser celles qui sont davantage en danger.

Céline Daunais-Kenyon, directrice générale de l'Escale de l'Estrie

L'Escale de l'Estrie comprend 15 places et 8 chambres pour les femmes et leurs enfants.

Selon Céline Daunais-Kenyon, on pouvait habituellement faire cohabiter deux femmes dans la même chambre, mais cette situation est actuellement impossible en raison des mesures sanitaires de la COVID-19.

Comme les autres centres d'hébergement, l'Escale de l'Estrie est toujours en attente des sommes annoncées au début mars pour son fonctionnement.

SOS Violence conjugale constate aussi que les appels sont en constante progression depuis la pandémie.

Depuis quelques semaines, les femmes peuvent utiliser un service de clavardage ou encore un service de texto au 438 601-1211 et cela facilite le lien vers les ressources d'aide de leur région.

Les pharmacies Uniprix et Proxim ont aussi mis des affiches dans leurs commerces pour les femmes en situation de violence conjugale, qui peuvent avoir accès à une pièce sécurisée et à un téléphone.

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