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La Saskatchewan en 4e position pour les cas actifs de COVID-19 au pays

Une personne, appuyée sur un mur, avec un masque sur la bouche et sur le nez.

La Saskatchewan opte pour plus de restrictions afin de maîtriser la propagation du virus plutôt qu'un confinement plus large (archives).

Photo : Kirk Fraser

Radio-Canada

La Saskatchewan a enregistré, lundi, un nombre de cas de COVID-19 actifs pour 100 000 habitants plus élevé que la plupart des autres provinces. Selon le gouvernement fédéral, 55 personnes sur 100 000 sont actuellement atteintes de la COVID-19 dans la province.

Seuls le Manitoba, le Québec et l'Alberta avaient des taux plus élevés lundi, avec respectivement 155, 105 et 102 cas pour 100 000 habitants.

L'Ontario signalait 7286 cas actifs de COVID-19 en date de dimanche, soit 50 pour 100 000 habitants.

Un professeur d'épidémiologie à la Faculté de médecine de l'Université de Saskatchewan, Cory Neudorf, note que les augmentations sont souvent liées à de grands rassemblements comme ceux organisés dans les bars et les boîtes de nuit (Nouvelle fenêtre). Il mentionne par exemple les rassemblements religieux organisés au Full Gospel Outreach Centre de Prince Albert.

Il reconnaît aussi que d’autres facteurs contribuent à l’augmentation des cas dans la province.

Nous sommes dans une situation où l'épidémie se développe depuis quelques semaines [...] Nous commençons tout juste à en voir l'impact sur le nombre de nouveaux cas.

Cory Neudorf, Faculté de médecine de l'Université de la Saskatchewan

Le Dr Neudorf ajoute qu'il y a un certain nombre de facteurs dont il tient compte lorsqu'il évalue les chiffres provinciaux de COVID-19, notamment les totaux par habitant. Il s’agit des taux de positivité des tests, le taux de reproduction de base (R0), le nombre d'hospitalisations et de décès.

Le tableau des chiffres par province et territoire au Canada.

La Saskatchewan occupe le 4e rang parmi les cas actifs par habitant au Canada après le Manitoba, le Québec et l'Alberta.

Photo : Gouvernement du Canada

Pas de confinement plus large, mais plus de restrictions

Face à ce constat, le chef du Parti saskatchewanais, Scott Moe, avait indiqué durant sa campagne qu’il n’était pas nécessaire d’interdire les sorties pour enrayer l'augmentation des cas dans la province.

Nous pensons que le virus peut être contrôlé dans les semaines et les mois à venir par ce que fait la population de la Saskatchewan , avait-il dit en réponse à une question.

Scott Moe dit avoir confiance dans la capacité de la province à faire ce qu’il faut pour surveiller les cas. Il cite notamment les récentes épidémies et la réponse provinciale comme preuves que le système fonctionne.

En mai dernier, le chef du NPD, Ryan Meili, avait, quant à lui, demandé au gouvernement de retarder la phase 2 de la réouverture.

Nous voulons sortir de COVID-19 avec le plus de succès possible, mais nous voulons nous assurer que nous le faisons de manière sûre et judicieuse. Nous ne voulons pas nous retrouver dans une situation où nous serions à nouveau enfermés, avait-il dit.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Avec le développement de la pandémie dans diverses tranches d’âge, Cory Neudorf pense qu’il faut plutôt introduire des restrictions et lancer des messages plus ciblés en direction du public.

Il suggère que le risque que présente chaque secteur d’activité soit pris en compte lors des fermetures ciblées.

Selon lui, si la Saskatchewan en arrive au point où les hôpitaux sont submergés par des cas de COVID-19, il faudra envisager des mesures de confinement plus importantes. Mais la province n'en est pas encore là, estime-t-il.

La situation ne reviendra pas à la normale avant un certain temps parce que nous ne la maîtrisons pas, nous n’avons pas encore de vaccin. La clé, estime-t-il, pour éviter l’augmentation du nombre de cas en Saskatchewan et l’imposition d'un confinement à grande échelle est d’obéir aux consignes d’éloignement physique.

Il n'est pas nécessaire de revenir à la situation initiale. Nous avons beaucoup appris de choses. Nous devons appliquer ce bon sens et rester vigilants.

Cory Neudorf, Faculté de médecine de l'Université de la Saskatchewan

Avec les informations d'Adam Hunter

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