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Les repas et les rassemblements expliqueraient la hausse des cas dans Rimouski-Neigette

Un homme sert un invité lors d'un souper.

Les soupers entre personnes de différentes résidences inquiètent la santé publique du Bas-Saint-Laurent (archives).

Photo : iStock / SolStock

Les rassemblements et les repas partagés sans respecter les règles sanitaires font partie des raisons qui expliquent la recrudescence des cas de COVID-19 dans la MRC de Rimouski-Neigette, selon la santé publique régionale.

Au cours de la dernière semaine, 27 des 42 cas recensés au Bas-Saint-Laurent l'ont été dans Rimouski-Neigette, où des éclosions sont également survenues dans des écoles.

Quand on fait nos enquêtes, présentement, on se rend compte que les gens continuent à se fréquenter beaucoup, explique le directeur régional de la santé publique, Sylvain Leduc.

[Les gens] se fréquentent beaucoup lors de repas, à des tables où jamais les gens n'ont six pieds de distance entre eux.

Sylvain Leduc, directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent

Lorsque des personnes se trouvent à moins de deux mètres pendant plus de 15 minutes, cela augmente les risques de contamination, rappelle le Dr Leduc. En ce moment, c'est ce qu'on voit, dit-il.

Retour possible en zone jaune?

C'est pourquoi le directeur de la santé publique estime qu'il serait « relativement contre-productif » pour le moment de refaire basculer la région en zone jaune.

Le Bas-Saint-Laurent se trouve au palier d'alerte orange depuis le 1er octobre. Même si le nombre de cas enregistrés dans les bilans quotidiens a baissé depuis les éclosions survenues en septembre, la situation pourrait changer rapidement, estime le Dr Leduc.

On a des réticences, pour le moment, à reculer dans une zone jaune. C'est tellement fragile qu'on pourrait, d'une journée à l'autre, fluctuer entre jaune, orange, jaune, orange et là, les gens s'y perdraient.

Sylvain Leduc, directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent

Dans le jaune, il y a des mesures qui permettent les rassemblements, ce qu'en ce moment, on ne souhaite pas, ajoute Sylvain Leduc.

Le directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent, Dr Sylvain Leduc.

Le directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent, Dr Sylvain Leduc (archives)

Photo : Radio-Canada

La santé publique rapporte d'ailleurs plusieurs rassemblements qui ont eu lieu dans des camps de chasse de la région. Six cas de COVID-19 en sont issus.

D'autres cas de contamination ont été recensés auprès de personnes provenant d'autres régions qui sont venues chasser au Bas-Saint-Laurent. Les enquêtes épidémiologiques sont cependant menées par les autorités sanitaires de leurs régions respectives.

Un taux de transmission inférieur que dans le reste du Québec

Par ailleurs, le taux de transmission du virus au Bas-Saint-Laurent est en moyenne moins élevé que dans l'ensemble de la province.

Au Québec, on a en moyenne 1000 cas par jour. Si on avait la même transmission au Bas-Saint-Laurent que dans le reste du Québec, on aurait chaque jour une vingtaine de cas, ce qu'on n'a pas, dit le Dr Leduc.

Il considère que son équipe a réussi à mettre le couvert sur la marmite, après les fêtes étudiantes survenues en septembre, mais prévient toutefois que la situation demeure fragile.

Avec les informations de Denis Leduc

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