•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les modérateurs et modératrices de Facebook demandent plus d'écoute du réseau social

Une femme se tient devant un écran d'ordinateur qui affiche le logo du réseau social Facebook. Ce logo est reflété dans son œil.

Les personnes qui modèrent Facebook veulent se faire entendre, à deux jours des audiences parlementaires sur les géants du web aux États-Unis.

Photo : AFP/Getty Images / Josh Edelson

Agence France-Presse

Deux jours avant une audition parlementaire sur les plateformes et les contenus qu'elles hébergent, des modératrices et modérateurs de Facebook, en première ligne pour faire face aux messages de haine et aux images violentes, demandent un meilleur traitement par le géant des réseaux sociaux.

Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, devrait trouver une façon d'embaucher les personnes modératrices à plein temps, au sein même de l'entreprise, au lieu d'avoir recours à des entreprises sous-traitantes, a dit lundi Allison Trebacz, une ancienne modératrice.

Elle s'exprimait lors d'une conférence de presse organisée par le Real Facebook Oversight Board (Véritable conseil de surveillance de Facebook), un collectif d'associations qui accuse la plateforme de ne pas lutter suffisamment contre la désinformation, les messages de haine et les campagnes de manipulation, qui ont des répercussions dans la vie réelle et dans les processus démocratiques.

Les personnes qui font de la modération sont passionnées par leur travail, et comme elles sont en première ligne, elles ont beaucoup d'idées géniales sur comment rendre le réseau meilleur et plus sûr, a continué Allison Trebacz.

Les personnes modératrices sont au cœur des activités de Facebook et devraient être traitées comme telles.

Allison Trebacz

Sous-traitance

Facebook n'emploie pas directement la majorité de ses milliers de modérateurs et modératrices de contenus dans le monde. Le groupe californien fait appel à des entreprises sous-traitantes aux États-Unis et dans le monde pour ces tâches devenues cruciales alors qu'il est régulièrement accusé de servir de plateforme à des groupes violents et à des individus racistes, notamment.

Chaque fois que j'essayais de gérer des contenus dégoulinants de racisme, ou même des menaces, on me disait de rentrer dans le rang. Notre boulot, c'était d'être d'accord, a raconté Viana Ferguson, aussi ancienne modératrice.

Facebook doit réformer la façon dont il écrit ses règlements et écouter les modérateurs et les modératrices.

Viana Ferguson

Quand vous serez au Sénat cette semaine, et que vous parlerez de tout ce que vous faîtes pour protéger les élections américaines [...], vous parlerez de notre travail, vous direz que nous sommes 30 000 dans le monde [...], mais vous n'admettrez pas que vous refusez de nous embaucher directement, vous ne direz pas que les compagnies sous-traitantes nous payent mal, a déclaré un modérateur anonyme, s'adressant à Mark Zuckerberg.

Il a choisi de rester anonyme parce qu'il n'a pas le droit de dire qu'il travaille pour Facebook, même à sa famille. La plupart des modérateurs et modératrices sont dans cette situation.

MM. Zuckerberg, Jack Dorsey (patron de Twitter) et Sundar Pichai (patron de Google), seront auditionnés mercredi par une commission au Sénat sur l'article 230 du Communications Decency Act, une loi relative à la liberté d'expression sur Internet et à la responsabilité des grandes plateformes.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !