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Les gyms ouvriront malgré les contraventions : « Un ticket vaut moins que la santé »

Le gouvernement compte aussi adopter un décret permettant aux policiers de remettre des contraventions aux clients récalcitrants.

Un gymnase avec, en avant-plan, des poids.

Près de 200 gyms, centres de yoga, de danse, d'arts martiaux et de CrossFit comptent rouvrir leurs salles le 29 octobre, malgré la visite probable des policiers.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Les propriétaires de gyms récalcitrants au prolongement des mesures sanitaires en zone rouge ouvriront leur salle d’entraînement jeudi matin même s’ils risquent de recevoir des contraventions.

Les quelque 200 membres de la coalition qui regroupe aussi des propriétaires de centres de yoga, de danse, d'arts martiaux et de CrossFit sont prêts à défier l'autorité. Il en a été décidé ainsi lundi soir.

Plus tôt dans la journée, François Legault a pourtant annoncé en conférence de presse que des policiers vont rendre visite aux propriétaires récalcitrants dès jeudi matin.

On va s’assurer avec les policiers que la loi soit respectée et les gyms ne peuvent pas être ouverts.

François Legault, premier ministre du Québec

Mardi après-midi, le premier ministre a aussi confirmé que le gouvernement se penchera sur un décret qui permettra également aux policiers de remettre des contraventions aux clients récalcitrants.

 François Legault en point de presse.

François Legault annonce que les restrictions seront prolongées de quatre semaines en zone rouge.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Les policiers accueillis gentiment

L’un des porte-parole de la coalition, Dan Marino, promet d’être gentil avec les policiers, mais leur présence ne le dissuadera pas. Son gym sera bel et bien ouvert jeudi matin, dès 7 h.

Pour nous, une contravention, ça n'a pas d'importance, devant toutes les pertes financières, a précisé M. Marino, propriétaire du Mega Fitness à Québec, mardi après-midi.

Dans la grande région de Montréal, Melody Benhamou fera de même avec ses studios de yoga.

On maintient notre ouverture jeudi. On essaie d’instaurer la discussion avec le gouvernement Legault et il semble que personne ne veut nous écouter. Donc, à date, nous maintenons, a confirmé Melody Benhamou, présidente et fondatrice des studios de yoga IDOLEM, mardi matin sur les ondes de RDI.

Ça va nous permettre de voir comment l’ordre se comporte d’ailleurs dans ces moments-là. Comment on traite les citoyens, les entrepreneurs d’un pays? Et aussi comment on aborde la santé? Qu’est-ce qu’on n’a de plus à perdre? On a décidé qu’un ticket valait moins que la santé de notre communauté, ajoute Mme Benhamou.

« C’est grave ce qui se passe »

Ces propriétaires sont d’avis que leurs salles ne constituent pas des lieux particulièrement propices à des éclosions. À l’inverse, leurs clients peuvent y améliorer leur santé physique et mentale en ces moments difficiles, selon Mme Benhamou.

C’est grave ce qui se passe dans nos studios, dans nos gyms. Les gens sont en pleine dépression, en pleine détresse. On ne peut pas rester les bras croisés.

On est seul à la maison et après, il faut continuer à aller s’entraîner seul. L’humain n’est pas fait pour être seul.

Melody Benhamou, présidente et fondatrice des studios de yoga IDOLEM
Des appareils dans un gymnase.

Près de 200 gyms, centres de yoga, de danse, d'arts martiaux et de CrossFit comptent rouvrir leurs salles le 29 octobre.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Le gouvernement à l'écoute, mais…

Le médecin épidémiologiste à l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) Gaston de Serres estime que les doléances des propriétaires récalcitrants sont entendues par Québec.

Le Dr de Serres convient aussi de l’importance de s’assurer de la bonne santé physique et mentale des Québécois. Il ne partage toutefois pas leur avis sur les risques de propagation du virus.

Maintenant, dire que ça ne peut pas être à l’origine d’éclosions, ça, par contre, ce n’est pas vrai, souligne-t-il, citant l’exemple d’une activité de cardiovélo (spinning en anglais) en Ontario qui est à l’origine de 47 cas de COVID-19.

Pour le Dr de Serres, il est important de « trouver un juste milieu » au cours des prochaines semaines.

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