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Voies de fait contre une femme : absolution conditionnelle pour Éric Lapointe

Éric Lapointe sort d'une voiture.

Éric Lapointe, à son arrivée à la cour municipale de Montréal, mardi après-midi.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Le rockeur québécois Éric Lapointe, qui a plaidé coupable à une accusation de voies de fait contre une femme, écope d’une absolution conditionnelle avec probation d’un an et son casier judiciaire sera automatiquement effacé après trois ans. Le tribunal a entériné la suggestion commune.

Parmi les conditions qu'Éric Lapointe doit respecter, on compte le fait de garder la paix et d'avoir une bonne conduite – ce qui est pratique courante –, mais aussi de suivre une thérapie, qui ne prendra fin que lorsque le thérapeute le décidera. Il a aussi dû faire un don de 3000 $ à un organisme de charité.

Rectificatif

Dans une version précédente de cet article, nous écrivions qu’Éric Lapointe n’aura pas de casier judiciaire. Nous indiquions aussi que le chanteur pourra donc continuer à voyager en disant qu'il n'a pas de casier judiciaire. Or, son casier judiciaire sera automatiquement effacé après trois ans.

Le chanteur s'est aussi engagé à ne pas communiquer avec la plaignante dans cette affaire à moins que ce ne soit son initiative à elle. Le juge a d'ailleurs souligné que celle-ci pourrait en tout temps retirer son consentement.

Avec une absolution conditionnelle, Éric Lapointe est réputé ne pas avoir eu de condamnation. Ainsi, dans un cadre officiel, si la question « Avez-vous déjà été condamné pour un crime? » lui est posée, il peut répondre « non ».

Trois ans après sa condamnation, en octobre 2023, il pourra demander que toute information sur cette affaire soit retirée du plumitif, c'est-à-dire le registre public qui regroupe les dossiers judiciaires de l'ensemble des tribunaux du Québec.

Au début du mois, le chanteur a reconnu ses torts et a présenté des excuses en évoquant un combat à mener contre l'alcoolisme.

Je regrette sincèrement le geste que j’ai posé ce matin-là […]. J’espère que Madame me pardonnera un jour, a-t-il dit.

Les faits qui lui sont reprochés remontent au 30 septembre 2019 chez lui, à Montréal, au lendemain d'une fête à laquelle il avait pris part. Encore sous l'effet de l'alcool de la veille, Éric Lapointe a eu un conflit avec une femme qui, elle, n’était pas sous l'effet de l'alcool.

Il a posé sa main contre son cou et l’a adossée au garde-manger. La femme a ensuite appelé le 911 pour demander l'aide de la police. Elle n'a par ailleurs subi aucune blessure et Éric Lapointe a collaboré avec les agents dépêchés chez lui.

M. Lapointe a d’abord plaidé non coupable aux accusations portées contre lui en octobre 2019.

Il s’est également défendu d'avoir omis de se conformer à la promesse de ne pas communiquer avec la plaignante.

Un interdit de publication empêche quiconque de dévoiler l'identité de la plaignante dans cette affaire.

Avec les informations de Geneviève Garon

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