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Ambulances : un député de la N.-É. demande l'intervention du vérificateur général

Deux ambulances circulant dans une rue

Le service d'ambulance néo-écossais est régulièrement montré du doigt en raison d'un manque de personnel et de la disponibilité de ses véhicules.

Photo : CBC/Craig Paisley

Radio-Canada

Un député d'opposition demande au vérificateur général de la Nouvelle-Écosse de faire l'examen du service d'ambulance. Colton LeBlanc dit s'inquiéter pour la couverture dans les régions rurales, comme celle qu'il représente dans le sud-ouest de la province.

Quand vous avez trois ambulances qui couvrent de Yarmouth à Halifax, c'est très inquiétant, affirme l'élu qui est lui-même un ancien ambulancier.

La semaine dernière, le député progressiste-conservateur d'Argyle-Barrington a écrit au vérificateur général par intérim Terry Spicer pour lui demander de jeter un coup d'œil au service d'ambulance, notant que le contrat entre le gouvernement et l'entreprise Emergency Medical Care n'a pas fait l'objet d'un examen indépendant depuis 2007.

Le service d'ambulance en Nouvelle-Écosse pourrait être confronté à des problèmes de rendement semblables à ceux mis en lumière au Nouveau-Brunswick dans un récent rapport de la vérificatrice générale dans cette province, laisse entendre Colton LeBlanc.

Les conditions de travail actuelles mènent à l'épuisement et la démotivation des ambulanciers. Il est temps que [le gouvernement] ouvre les yeux. Je ne sais pas ce qu'on va falloir faire pour qu'il apporte un réel changement au système.

Colton LeBlanc, député progressiste-conservateur de la Nouvelle-Écosse

Au Nouveau-Brunswick, la vérificatrice générale Kim Adair-MacPherson a découvert que la société qui gère le service d'ambulance reçoit des millions de dollars en primes de rendement malgré un service insuffisant dans certaines régions de la province.

Pour sa part, le ministère de la Santé de la Nouvelle-Écosse assure que le contrat public accordé à Emergency Medical Care n'inclut pas de primes basées sur le rendement.

Depuis quelques années, le service d'ambulance néo-écossais est régulièrement montré du doigt en raison d'un manque de personnel et de la disponibilité de ses véhicules, qui sont souvent retenus pendant de longs moments aux portes des hôpitaux en attendant que les patients qu'ils transportent soient pris en charge par le personnel des urgences.

Pas plus tard que la semaine dernière, Wayne Duffy, un résident d'Amherst, dans le nord de la Nouvelle-Écosse, n'a pas pu se rendre à un hôpital de Moncton, au Nouveau-Brunswick, pour y subir une opération contre le cancer, parce que l'ambulance qui devait l'y emmener n'est pas arrivée à temps.

Le patient demeure hospitalisé au Centre régional de soins de santé de Cumberland, en attendant une nouvelle date pour une opération. Je suis très frustrée, a réagi sa conjointe Sharon Duffy. Notre moral est très bas et ç'a eu un impact énorme sur notre famille.

Le député Colton LeBlanc estime que certaines clés pour améliorer le service d'ambulance se trouvent dans un rapport commandé par le gouvernement libéral à Halifax, il y a plus d'un an. L'ancien ministre de la Santé, Randy Delorey, a reçu le document, mais ne l'a pas encore rendu public en attendant la fin des négociations contractuelles en cours avec Emergency Medical Care.

Le politicien acadien du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse exhorte la province à entreprendre sans attendre une réforme du service d'ambulance. Il suggère, dans un premier temps, d'envisager la mise sur pied de programmes séparés pour répondre aux urgences médicales et pour le transfert des patients.

Avec des renseignements de CBC

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