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Toronto demande à la province de limiter les frais d'applications comme Uber Eats

Cheeseburger tenu dans les mains.

Les applications de livraison de nourriture comme Uber Eats doivent réduire leurs frais, selon le maire de Toronto.

Photo : Radio-Canada / Kory Siegers/CBC

Radio-Canada

Après avoir appelé en vain les applications de livraison de nourriture à réduire les frais qu'elles demandent aux restaurants, le conseil municipal de Toronto a approuvé à l'unanimité une motion demandant à la province de l'Ontario de mettre en place un plafond temporaire des frais qu’imposent les entreprises de livraison de services alimentaires aux restaurants.

Dans un communiqué publié mercredi, la ville de Toronto a expliqué qu’elle n'a pas le pouvoir de réglementer les entreprises de services de livraison de nourriture ou de plafonner les frais qu'elles facturent.

Des plafonds temporaires sur les frais facturés par les applications de services de livraison de nourriture ont été mis en œuvre dans certaines villes d'Amérique du Nord, notamment Chicago, Los Angeles, New York, etc., peut-on lire dans le communiqué.

Un homme devant des microphones

Michael Ford est le conseiller municipal représentant Etobicoke Nord.

Photo : Radio-Canada

La motion approuvée mercredi avait été proposée par le conseiller municipal Michael Ford, le neveu du premier ministre Doug Ford.

Selon le conseiller Ford, l'industrie de la restauration a été particulièrement frappée par la COVID-19.Au cours de la dernière semaine, le volume des commandes était en baisse de près de 90 % comparativement à la même période l'an dernier, peut-on lire dans sa motion.

À l'heure actuelle, les salles à manger des restaurants sont fermées dans les zones chaudes comme Toronto. Seul le service à l'extérieur en terrasse et les commandes à emporter sont autorisés, selon les directives de la santé publique provinciale.

Or, alors que les grandes chaînes peuvent se servir de leur poids pour obtenir des réductions dans les frais imposés par les applications comme Uber Eats, ce n'est pas le cas pour les petits restaurants, fait valoir le conseiller Ford.

Au cours des derniers mois, de nombreux propriétaires de petits restaurants nous ont dit qu'ils croulaient sous la pression des commissions facturées par les principales applications de livraison de nourriture.

Motion du conseiller municipal Michael Ford

Il mentionne le partenariat établi entre la Ville et les compagnies Ritual et DoorDash pour accorder un léger répit aux restaurateurs, mais affirme qu'il faut aller beaucoup plus loin.

Nombre de petits restaurateurs ont affirmé que les applications leur facturaient en frais 25 % à 30 % du montant de la commande.

Sa motion ne précise pas à combien devraient être plafonnés les frais ni quelle devrait être la durée de la limite temporaire qu'il réclame.

Toutefois, il cite l'exemple de la ville de Los Angeles aux États-Unis qui a plafonné ces frais à 15 % du coût total de la commande.

Doug Ford dénonce les applications

Doug Ford en conférence de presse.

Le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Le premier ministre Doug Ford a appelé par le passé les applications de livraison de nourriture à réduire volontairement leurs frais.

Mardi, il a demandé à nouveau à ces compagnies de faire leur part pour aider les restaurants qui peinent à joindre les deux bouts, affirmant que certaines de ces applications « font une fortune » en ce moment en imposant des frais à la fois aux restaurateurs et aux clients.

Réduisez vos frais de moitié, vous allez survivre!

Doug Ford, premier ministre de l'Ontario

Il a promis de discuter de la question avec le maire Tory, mais ne s'est pas engagé à légiférer si les applications ne réduisaient pas elles-mêmes leurs frais.

Le conseiller Ford dit que la question est urgente : Restaurants Canada estime que sans un soutien nécessaire, jusqu'à 40 % des restaurants indépendants ne pourront rester ouverts après mars 2021.

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