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Des chercheurs font le point sur la baleine noire de l’Atlantique Nord

Une baleine et son petit à la surface de la mer.

Trois nouveaux baleineaux noirs de l'Atlantique Nord ont été aperçus au large de la Georgie et de la Floride en février 2020, dont celui-ci.

Photo : Twitter/NOAA Fisheries

Radio-Canada

Des chercheurs du Canada et des États-Unis participent virtuellement à une conférence annuelle cette semaine qui porte sur une espèce de baleine en voie de disparition.

Le consortium de la baleine noire de l’Atlantique Nord regroupe des chercheurs, des organismes gouvernementaux, des entreprises de pêche et de transport ainsi que des groupes environnementaux. Le groupe devrait produire un rapport sur l’état de l’espèce.

Il est très important d’écouter tous ces intervenants des deux pays parce que la survie de la baleine noire de l’Atlantique Nord exige un effort concerté, explique la directrice générale de la Marine Animal Response Society, de la Nouvelle-Écosse, Tonya Wimmer.

Tonya Wimmer interviewée près de la mer.

La directrice générale de la Marine Animal Response Society, de la Nouvelle-Écosse, Tonya Wimmer, participe à la conférence annuelle du consortium de la baleine noire de l’Atlantique Nord.

Photo : CBC/Nicole Williams

Jusqu’à présent cette année, une seule baleine noire a été trouvée morte, et ce, dans les eaux américaines, au large du New Jersey, en juin. Les blessures du mammifère marin semblaient avoir été causées par un navire. Aucune baleine noire n’a été trouvée morte dans les eaux canadiennes cette année.

Les intervenants estiment qu’il reste environ 400 baleines noires de l’Atlantique Nord dans le monde, dont moins d’une centaine de femelles capables de donner naissance. Jusqu’à 29 baleines noires ont été trouvées mortes dans les eaux canadiennes depuis 2017.

Tonya Wimmer dit avoir hâte de prendre connaissance des nouvelles estimations, mais elle doute que les chiffres soient encourageants. Les chiffres donneront au moins aux intervenants une idée de la tendance, explique-t-elle, en rappelant qu’on a noté plusieurs morts et peu de naissances ces dernières années.

Le nombre total de baleines noires a probablement diminué, ce qui est un mauvais signe pour la survie de l’espèce, dit-elle.

Les principales causes de la mort prématurée des baleines noires, selon les chercheurs, sont l’empêtrement dans de l’équipement de pêche et les collisions avec des navires.

Le ministère des Pêches et des Océans du Canada a pris plusieurs mesures ces dernières années pour protéger la baleine noire. Il a notamment fermé des zones de pêche et imposé une vitesse limitée aux navires là où les baleines sont présentes.

Les chercheurs se préoccupent en ce moment de deux baleines noires qui ont été aperçues empêtrées dans de l’équipement de pêche dans les eaux américaines plus tôt ce mois-ci, indique Mme Wimmer.

L’une de ces baleines, dont les déplacements sont suivis à l’aide d’un dispositif de pistage, se trouve à un endroit peu accessible, selon Tonya Wimmer. Elle espère obtenir plus de renseignements sur ces deux baleines durant la conférence.

La conférence doit commencer mardi et se terminer mercredi.

Avec les renseignements d’Emma Davie, de CBC

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