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83 étudiants condamnés à des amendes après une fête à Chelsea

Un véhicule de la police de la MRC des Collines-de-l'Outaouais. (Archives)

Un véhicule de la police de la MRC des Collines-de-l'Outaouais. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Jean-Sébastien Marier

Radio-Canada

La police de la MRC des Collines-de-l'Outaouais a distribué une amende de 1000 dollars chacun à 83 étudiants internationaux après une fête dans un Airbnb à Chelsea, samedi soir.

Les policiers ont reçu un appel de voisins au sujet du bruit provenant d’un logement dans le quartier de la Vallée des Tulipes samedi soir, a déclaré la sergente d'état-major Josée Forest.

Quand nous sommes arrivés là-bas, il y avait au moins 80 à 200 personnes dans la maison, a-t-elle dit, ajoutant que la personne qui avait loué la maison n'était pas présente.

Ils étaient là pour l'anniversaire de l'une des personnes présentes, soutient la sergente Forest.

Elle a déclaré que des étudiants internationaux avaient des cartes d'identité de divers pays, tandis que certains avaient des adresses temporaires au Canada. Elle a dit qu'il avait fallu environ deux heures aux officiers pour mettre un terme aux festivités.

La sergente Forest a déclaré que la police est dans le processus de faire approuver les amendes par les tribunaux et que les 83 étudiants qui ont été identifiés par la police seront chacun condamnés à une amende de 1000 $ en vertu de La Loi sur la santé publique du Québec.

Le logo d'Airbnb

Entre 100 et 200 personnes étaient assemblées dans un logement de location de la plateforme Airbnb samedi à Chelsea.

Photo : Reuters / Dado Ruvic

Elle a déclaré que la maison semblait être une location Airbnb et que la MRC des Collines serait en communication avec le propriétaire au cours des prochains jours.

Des étudiants d'Ottawa, Montréal, Trois-Rivières

Certains résidents disaient avoir vu des gens s’enfuir en courant dans les bois, a déclaré le sergent Martin Fournel, expliquant pourquoi seuls 83 d’entre eux font face à des amendes.

Il a ajouté que les étudiants venaient de collèges et d'universités de villes du Québec et de l'Ontario, dont Montréal, Ottawa et Trois-Rivières, et a déclaré que certains venaient de l'Université d'Ottawa. Ils recevront des amendes par la poste dans les prochains jours, a-t-il expliqué.

Il a noté que la municipalité de Chelsea se trouve dans une zone rouge en lien avec la COVID-19, ce qui signifie que la zone est en état d'alerte avec des restrictions de santé publique plus strictes.

Les gens savent ce qui se passe. Nous sommes dans la zone rouge. Il n'y a aucune raison pour que vous puissiez ignorer les règlements, conclut le sergent Fournel.

La mairesse inquiète

La situation inquiète la mairesse de Chelsea, Caryl Green, qui craint de voir d’autres rassemblements dans des maisons louées via la plateforme Airbnb. Elle dit même vouloir mettre un terme à ce type de location dans les secteurs résidentiels de la municipalité.

On essaye déjà de travailler pour limiter les locations à court terme. Surtout dans ce temps de COVID-19, on ne veut pas que les gens viennent de l’extérieur, dans notre communauté, parce qu'on est dans une zone rouge. On veut protéger les résidents, a déclaré Mme Green. 

Le député fédéral de Pontiac, William Amos, a critiqué les actions posées par les participants à la fête, précisant qu’il s’agissait, selon lui, d’un cas isolé.

C'est totalement inacceptable. Difficile de croire que les personnes impliquées individuellement et collectivement dans cette situation ont pris une si mauvaise décision. Mais rappelons-nous que ce petit groupe de jeunes n'est pas représentatif de l'ensemble de la jeunesse canadienne, qui suit les directives de santé publique afin de préserver la sécurité et la santé de leurs communautés, a-t-il indiqué par courriel mardi. 

De son côté, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais a préféré ne pas commenter le dossier, rappelant que les rassemblements privés sont interdits dans les zones rouges.

Aucune accusation n’a encore été portée à l’endroit du propriétaire de la résidence en question. L’enquête se poursuit.

Avec les informations de Jean-François Poudrier.

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