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Il y a 50 ans, Richard Hatfield devenait premier ministre du Nouveau-Brunswick

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Un homme devant un micro.

Il y a 50 ans, Richard Hatfield devenait premier ministre du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Archives

Radio-Canada

Les mandats de Richard Hatfield comme premier ministre du Nouveau-Brunswick ont été marqués par de nombreux gains pour les francophones de la province.

En 1969, Richard Hatfield prend la tête du Parti progressiste-conservateur. Dès l'année suivante, le 26 octobre, il remporte les élections contre les libéraux de Louis J. Robichaud.

Richard Hatfield était une personne, un leader de vision, un leader de consensus, un leader de grande loyauté, un bâtisseur, estime le sénateur Percy Mockler.

Il restera premier ministre pendant 17 ans, ce qui demeure un record au Nouveau-Brunswick.

Richard Hatfield au milieu d'une foule fait un signe de victoire.

Richard Hatfield a été élu premier ministre du Nouveau-Brunswick pour la première fois le 26 octobre 1970 (archives).

Photo : Radio-Canada

Le gouvernement Hatfield a créé la dualité en éducation et il a adopté la loi qui reconnaît l'égalité des deux communautés linguistiques de la province.

Ma famille est une famille qui était traditionnellement d'un autre parti politique, et puis moi j'ai pris la décision par le fait même, ce qui était l'agent motivateur, c'était certainement la loi sur l'égalité des deux communautés linguistiques, c'était aussi la dualité en éducation, souligne Percy Mockler.

Tout au long de ses années à la tête de la province, Richard Hatfield prêtait une oreille plus qu'attentive aux députés et ministres francophones.

Il ne faut pas oublier aussi les gens comme Omer Léger, Jean-Maurice Simard, Jean Gauvin, Fernand Dubé, qui ont été aussi instrumentaux de faire connaître les enjeux de notre population et les enjeux du gouvernement de Richard Hatfield, ajoute le sénateur Mockler.

Un projet couteux et une faillite

La centrale nucléaire de Point Lepreau, qui a depuis été remise à neuf, a ouvert ses portes en 1983, durant les années Hatfield.

La centrale de Point Lepreau est une nouvelle source d'énergie très importante pour la province, disait Richard Hatfield.

Même si on célébrait, la construction de la centrale avait coûté trois fois plus que prévu à l'origine.

Richard Hatfield avait accepté, en 1973, de financer la construction d'une voiture sport, la Bricklin. L'aventure, qui s'est soldée par une faillite, a coûté 23 millions de dollars au gouvernement.

Le règne de Richard Hatfield se termine dans la division au sein de ses troupes, en 1987. Son parti a perdu tous ses sièges à l'Assemblée législative.

Une voiture Bricklin sort de l'usine.

Le gouvernement de Richard Hatfield a perdu 23 millions de dollars dans l'aventure de la Bricklin au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Cinquante ans après l'élection du premier gouvernement Hatfield, plusieurs intervenants estiment aujourd'hui que l'actuel gouvernement progressiste-conservateur de Blaine Higgs est loin d'accorder autant d'importance à l'émancipation des communautés à la fois anglophones et francophones.

Comme l'ont souligné différents commissaires aux langues officielles au fil des ans, l'égalité réelle des deux communautés linguistiques reste encore à réaliser.

D’après un reportage de Michel Corriveau

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