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Arts : quand « contraintes sanitaires » rime avec « occasions d'affaires »

Un danseur seul sur scène entouré de projections psychédéliques.

L'exposition Animistic Imagery, lancée à Pékin à la fin de septembre, explore la relation symbiotique entre les humains et l'intelligence artificielle. Elle a entièrement été conçue à distance.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Certaines entreprises culturelles d’envergure parviennent à se réinventer malgré la pandémie. Elles tentent de se réorganiser en fonction des contraintes gouvernementales. De nouvelles pratiques artistiques en émergent, qui pourraient avoir une influence durable sur la relation art-public.

Notre gageure, c'est que les gens vont avoir le goût de se revoir, de vivre des expériences en public, dit avec optimisme Éric Fournier, associé de Moment Factory.

L’entreprise canadienne spécialisée dans les projets multimédias à grand déploiement mise, pour l’heure, sur des propositions qui allient contraintes sanitaires et possibilités de création à distance.

Pour la première fois, Moment Factory propose un projet entièrement conçu sans réunion physique avec son client, le Musée d'art contemporain de Pékin. Une exposition questionnant notre relation avec l'intelligence artificielle vient d'y prendre l'affiche en septembre.

Faire contre mauvaise fortune...

Il sourit.

Le directeur du Musée d'art contemporain de Montréal, John Zeppetelli

Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Le Musée d'art contemporain de Montréal (MAC) a décidé de bonifier son offre en ligne en misant sur l'aspect de la performance et sur la réflexion entourant les expositions. Il puise dans son fonds d'archives et dans sa documentation pour présenter des inédits sur son site Internet.

On essaie de mettre en ligne des contenus qu'on juge pertinents et importants pour le moment, où on peut passer une bonne heure à réfléchir à ce moment historique qui n'est pas seulement une crise sanitaire, mais aussi une crise de justice sociale, explique John Zeppetelli, directeur général et conservateur en chef du MAC.

C’est clair qu’on ne peut pas remplacer une expérience physique, à l’intérieur d’une salle, regrette-t-il, en faisant valoir des salles d’exposition assez grandes pour faire respecter les distances sanitaires.

Une offre élargie

Le Centre Phi a tenu à rester très dynamique malgré sa fermeture dès le 13 mars avec des projets qui permettaient d'aller chez les gens, puisque les gens ne pouvaient plus venir chez nous, dit Myriam Achard, cheffe des partenariats en nouveaux médias et relations publiques de ce centre.

Performances en ligne, location de casques de réalité virtuelle pour regarder des œuvres à la maison... Le centre multidisciplinaire a tenté de proposer d'autres services pour compenser les rendez-vous mis sur pause.

Une simple prestation, selon moi, c'est pas assez. Il faut qu'il y ait quelque chose qui vienne l'entourer, fait valoir Mme Achard.

Il ne faut pas voir l'aspect numérique comme un danger pour le lieu physique. Pas du tout, ça doit être complémentaire, mais l'expérience physique est vraiment essentielle.

Myriam Achard, cheffe des partenariats en nouveaux médias et relations publiques pour Phi

Pour l'entreprise en démarrage Gallea, qui met en relation les collectionneurs, les artistes locaux et les lieux d'exposition, la pandémie s'est tout bonnement révélée être une occasion d'affaires lucrative, selon son PDG.

Aujourd'hui, c'est quatre fois plus d’œuvres d'art qu'on est appelé à vendre directement sur la plateforme, affirme le PDG de l'entreprise Guillaume Parent.

Le télétravail aurait-il soudainement suscité un regain d'intérêt pour la décoration intérieure et les œuvres propices à l'évasion?

Avec les informations de Nabi-Alexandre Chartier

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