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Médiateur dans le conflit de pêche en N.-É. : réactions partagées chez les pêcheurs

Allister Surette.

Allister Surette, recteur de l'Université Sainte-Anne depuis 2011, et député libéral d'Argyle en Nouvelle-Écosse de 1993 à 1998, a été nommé médiateur dans le conflit des pêches.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La nomination d’un médiateur dans le conflit entre les pêcheurs autochtones et non autochtones en Nouvelle-Écosse ne fait pas l’unanimité chez les représentants des deux groupes.

Depuis le début de la pêche de subsistance au homard autogérée par des Autochtones en septembre dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, les tensions montent dans la province.

Puisque cette pêche se déroule hors de la saison réglementée, des pêcheurs non autochtones la considèrent comme illégale et ils craignent qu'elle entraîne une baisse des stocks de homards. Depuis, des Autochtones ont été victimes de gestes parfois violents.

Pour calmer les tensions dans la région, Ottawa a nommé vendredi Allister Surette comme représentant spécial fédéral. Son rôle est de tenter de rapprocher les pêcheurs autochtones et non autochtones et de rétablir la confiance.

Allister Surette reconnaît que les tensions sont vives et qu’il doit être à l’écoute des deux côtés.

Une voix pour les pêcheurs non autochtones?

Le chef Mike Sack, de la Première Nation de Sipekne'katik, a remis en question, dimanche, la décision du gouvernement fédéral de nommer un représentant spécial.

Mike Sack.

Mike Sack, chef de la Première Nation de Sipekne'katik, à l'automne 2020.

Photo : CBC / Nic Meloney

Lundi, le chef a douté que la présence de M. Surette permette d’atténuer les tensions. Je le vois plus comme une voix pour les pêcheurs commerciaux. Nous n’avons pas eu de mal à discuter avec le gouvernement ou à maintenir la paix, donc je ne vois pas comment ça va nous aider, a-t-il déclaré.

Un dialogue nécessaire, selon l'UPM

L’Union des pêcheurs des Maritimes (UPM), qui représente une partie des pêcheurs non autochtones, exprime un peu plus d'optimisme.

Le directeur général de l’UPM, Martin Mallet, espère voir un certain changement grâce à la présence de ce négociateur. Il est important, selon lui, de donner l'occasion à M. Surette de mener des discussions dans les prochaines semaines et établir un processus concret.

« Depuis quelques années, le système est brisé », fait valoir Martin Mallet, directeur général de l'Union des pêcheurs des Maritimes.

Martin Mallet, directeur général de l’Union des Pêcheurs des Maritimes.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Cela faisait plus d’un an que l’UPM demandait au gouvernement de nommer un médiateur externe. Selon Martin Mallet, c’est un pas dans la bonne direction.

Monsieur Surette a plusieurs années d’expérience à gérer certains conflits dans les pêches, dont certaines situations qui ont impliqué l’UPM, notamment au début des années 2000. Ça va être à voir.

Martin Mallet, directeur général de l’Union des Pêcheurs des Maritimes

Peu d’informations ont été communiquées à l’UPM pour le moment quant au processus à venir et à la structure mise en place pour cela.

La personne [choisie comme médiateur], à la fin de la journée, est moins importante que le processus, croit Martin Mallet.

Selon l'UPM, si le médiateur réussit à engendrer un dialogue constructif entre les parties, le processus choisi en aura valu la peine.

Avec les renseignements d’Héloïse Rodriguez-Qizilbash

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