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La popularité du vote pour un conseiller scolaire sème le doute au Cap-Breton

Feuille d'un bulletin de vote avec la mine d'un crayon avec lequel on vient de cocher une case.

Les élections du Conseil scolaire acadien provincial ont eu lieu en Nouvelle-Écosse le 15 octobre 2020.

Photo : iStock

Radio-Canada

Un politologue de l’Université du Cap-Breton remet en doute la légitimité des votes accordés au conseiller du Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) dans la circonscription de Victoria-Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse.

Les élections CSAP ont eu lieu en Nouvelle-Écosse le 17 octobre 2020, en même temps que les élections municipales.

Au Cap-Breton, plus spécifiquement dans la circonscription de Victoria-Cap-Breton, les électeurs ont choisi Marcel Lefort comme conseiller.

Le politologue Tom Urbaniak de l’Université du Cap-Breton, estime cependant qu’il est invraisemblable que plus de 4000 personnes qui ont voté pour le conseiller au conseil francophone soient toutes des ayants droit.

La plus grande concentration de population de cette circonscription se situe dans la Municipalité régionale du Cap-Breton, avec une population de plus de 90 000 personnes.

La municipalité ne compte toutefois que 670 personnes ayant comme langue maternelle le français. La seule école francophone, le centre scolaire L’étoile de l’Acadie, compte 328 élèves.

Sydney, dans la Municipalité régionale du Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse.

Sydney, dans la Municipalité régionale du Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse.

Photo : CBC / Robert Doublett

Malgré tout, un total de 4130 individus a voté pour le conseiller du CSAP. C’est un chiffre problématique, selon Tom Urbaniak.

Ces chiffres-là ne sont pas plausibles selon moi. Ça représente une hausse de dix fois par rapport aux dernières élections, indique-t-il.

Être un ayant-droit pour le vote

Pour pouvoir voter pour un conseiller du CSAP, il faut être un ayant-droit, c’est-à-dire avoir comme première langue apprise le français, et avoir reçu son enseignement dans une école de langue française au Canada ou avoir un de ses enfants qui a étudié dans une école primaire ou secondaire en français au pays.

C’est le mot utilisé par le bulletin à voter ; ''oui ou non'' si vous êtes un électeur ayant-droit, dit Tom Urbaniak. Donc, je pense que quelques-uns des électeurs ont pensé qu’il s’agit d’une préférence.

Selon Tom Urbaniak, c'est ce facteur qui a fait augmenter le nombre de votes des électeurs qui n’avaient peut-être pas le droit de voter.

Le conseiller élu au CSAP, Marcel Lefort, ne croit pas que cette situation pose problème. Il décrit de « raisonnable » le nombre d'électeurs qui ont voté.

Ça ne veut pas dire que je ne pense pas qu’il y a peut-être des personnes qui ont voté qui n’auraient pas dû, ajoute-t-il.

Depuis la création d’écoles francophones au Cap-Breton, beaucoup de finissants ont migré vers la municipalité régionale, ce qui expliquerait, selon Marcel Lefort, la croissance du vote au conseil scolaire dans la région.

D’après le reportage de Paul Légère

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