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Un policier du SPVM écope d'une peine plus sévère que la suggestion de la poursuite

La Couronne réclamait des travaux communautaires.

Un homme seul marche devant le palais de justice de Montréal en pleine journée.

Trois collègues du policier condamné auraient intimidé la victime en pleine audience au palais de justice de Montréal.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Le policier du SPVM André Hébert-Ledoux, reconnu coupable d’agression sexuelle, a écopé d’une peine de 10 mois de prison avec sursis, alors que la Couronne réclamait des travaux communautaires.

André Hébert-Ledoux, âgé de 33 ans, a été reconnu coupable d’agression sexuelle avec pénétration sur une collègue lors d'une fête d'Halloween à Montréal en 2017.

Le coupable a plaidé, en vain, la perte de mémoire liée à son état d'ébriété au moment des faits. Il travaillait depuis 10 ans au sein du SPVM.

Dénonciation du sentiment d'impunité, restauration du rapport de confiance entre public et forces de l'ordre... une décision de 29 pages a été rendue pour justifier cette peine inhabituelle.

Manifestement, le juge a considéré que les objectifs de dissuasion et de dénonciation, dans ce cas-ci, ne seraient pas rencontrés, a commenté l’avocate criminaliste Me Marie-Hélène Giroux, en entrevue sur les ondes de RDI.

Selon son analyse, les peines s’alourdissent en matière d’agression sexuelle, avançant que la Cour suprême a rendu un arrêt de principe où l'on demande aux tribunaux d’être plus sévères.

Le fait qu’il soit un policier a certainement mené le juge à alourdir la peine, a expliqué l’avocate.

Refus de dédommagement

La victime de l'agression sexuelle réclamait également plus de 100 000 $ pour le traumatisme subi, une somme toutefois écartée du jugement.

C'est une sentence qui est sévère dans les circonstances, le message c'est que la victime doit garder la tête haute et, depuis le début, elle a fait tout ce qu'il y avait à faire, a justifié Me Sacha Blais, procureur aux poursuites criminelles et pénales.

Une autre enquête, en cours, vise trois policiers collègues d'André Hébert-Ledoux qui auraient intimidé la victime en pleine audience.

Avec les informations de Geneviève Garon.

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