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Un Québécois sur le radar de plusieurs recruteurs du football universitaire américain

Edwin Wilson Tara Kolenge court sur un terrain de football avec son équipement et un ballon dans les mains.

Edwin Wilson Tara Kolenge dans l'uniforme des Knigths de l'Académie Clearwater

Photo : courtoisie d'Edwin Wilson Tara Kolenge

À 17 ans, le futur d’Edwin Wilson Tara Kolenge est prometteur. Plus d’un an avant sa graduation du secondaire, il a déjà reçu 15 offres d’équipes de la première division de la NCAA, dont une de la légende du football américain Deion Sanders.

L’adolescent retient l’attention à sa première saison avec les Knights de l’Académie internationale Clearwater, une école préparatoire de football en Floride. Le secondeur est classé premier à sa position dans cet état et quatrième aux États-Unis. 

Toutes positions confondues, la recrue 4 étoiles se pointe au 195e rang. Ça fait plaisir, c’est sûr, mais ce n’est pas ça mon but. Mon but, c’est de jouer dans la NFL, donc je reste humble, indique le Montréalais, qui s’entraînait aussi à Ottawa.

En 4 matchs avec les Knights cet automne, Kolenge a réalisé 45 plaqués. Il a dans sa mire le record d’équipe de 115 en une saison.

Il a la possibilité d’être un des meilleurs joueurs au pays.

Jesse Chinchar, entraîneur-chef des Knights de l’Académie Clearwater

C’est définitivement rare d’avoir autant d’offres pendant son année junior. Ce n’est pas hors du commun pour un joueur américain, mais pour quelqu’un qui n’est aux États-Unis que depuis quelques mois, c’est définitivement impressionnant, mentionne son entraîneur avec en Floride, Jesse Chinchar.

Jean-Sorphia Guillaume, l’entraîneur de l’année à Ottawa, a aidé l’ancien des Aigles d’Or de l’École secondaire Dalbé-Viau à Lachine à faire son chemin vers les États-Unis. Avant de quitter le Québec, Kolenge avait une offre sur la table. Il les collectionne depuis.

West Virginia, Nebraska, Virginia Tech, Notre-Dame et Jackson State, l’équipe dirigée par Sanders depuis quelques mois, ne sont que quelques-unes des universités qui tentent de le charmer.

Tous les entraîneurs voudraient que je signe maintenant avec leur école, mais je veux prendre mon temps, mentionne le footballeur, qui rêve de faire des études en génie mécanique. Je suis un gars intelligent, qui prend l’école au sérieux, donc mon premier critère est le côté académique et une place où je peux jouer rapidement sur le terrain.

Edwin Wilson Tara Kolenge dans son uniforme de football sur le terrain.

Le Montréalais a déjà reçu 15 offres d'universités américaines après seulement 4 matchs en Floride.

Photo : Courtoisie : Edwin Wilson Tara Kolenge

Des éloges et des conseils

À 6 pieds 3 pouces (1 m 90), Kolenge est une présence imposante sur le terrain en défense et sa mobilité représente un de ses principaux atouts pour ceux qui tentent de le recruter au sein de leur club.

Ils aiment mon côté agressif et ma vitesse d’une ligne de côté à l’autre, mentionne celui qui a commencé dans le football à l’âge de neuf ans. Ce sport ne faisait pas partie des disciplines de prédilection de ses parents d’origine congolaise, qui ont bien tenté de l’inscrire au soccer et à la natation, sans succès.

Le ciel est la limite pour son potentiel. Il est vraiment un athlète spécial, ajoute Chinchar, qui souligne toutefois que son protégé doit améliorer certains aspects de son jeu, notamment sa couverture sur les jeux au sol.

Comme les terrains de football canadien sont plus grands que ceux de football américain, Kolenge doit encore travailler à adapter sa façon de faire. Les recruteurs des universités lui mentionnent aussi qu’il doit garder son centre de gravité bas, question d’être plus efficace pendant les parties.

C’est leur principal reproche […] mais j’essaie d’arranger ça, lance le secondeur, dont l’éthique de travail est soulignée par ceux qui le côtoient. Je veux être le meilleur, c’est pour ça que je travaille fort comme ça et que je suis loin de ma famille.

Son pari de s'exiler à des milliers de kilomètres de chez lui est payant jusqu’à maintenant, mais le travail ne fait que commencer pour celui qui rêve de jouer dans les plus grands stades des États-Unis.

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