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L'élection à la mairie de L'Ancienne-Lorette à nouveau compromise

Course à la mairie à la Ville de L'Ancienne-Lorette sur fond de pandémie

Course à la mairie à la Ville de L'Ancienne-Lorette sur fond de pandémie

Photo : Radio-Canada

La prolongation des mesures sanitaires en zone rouge compromet un peu plus chaque jour la tenue de l'élection partielle.

À L'Ancienne-Lorette, les pancartes électorales sont toujours en place. L'élection à la mairie a été suspendue le 2 octobre dans la foulée de l'entrée en zone rouge de la région de Québec. Mais pas annulée.

Nous sommes dans une situation de vide et d'incertitude, confie Gaétan Pageau, conseiller municipal démissionnaire et candidat à la succession d'Émile Loranger. Il s'en remet au ministère des Affaires municipales qui a repoussé du même coup au début du mois trois élections partielles au Québec à une date ultérieure. J'ai toujours confiance qu'on trouvera une solution, ajoute-t-il, refusant de baisser les bras.

Dans une correspondance avec les candidats, la ministre Andrée Laforest a déclaré que si le gouvernement annonçait la levée des mesures sanitaires le 28 octobre, une élection le 15 novembre était envisageable. Dans le contexte actuel, le doute s'installe.

Même si officiellement la campagne se poursuit, de facto on est sur pause, souligne Guillaume Paradis. Le candidat à la mairie a repris le boulot dans les jours qui ont suivi la suspension de l'élection.

Ce sont des conditions un peu difficiles avec le genre de travail que je fais. Je suis candidat déclaré et conseiller en communications au ministère des Transports. Ça demande de l'adaptation, affirme-t-il.

Louis Marcotte se retrouve dans une situation plus précaire. Superviseur de stage, il a pris un congé sans solde de l'Université Laval cet automne. Cette situation coûte cher aux électeurs, rappelle-t-il.

Délai raisonnable

Les candidats sont unanimes pour dire qu'une élection après les Fêtes serait impensable. L'élection générale municipale aura lieu en novembre l'an prochain. Il serait plutôt malvenu de tenir deux scrutins la même année.

Ginette Nadeau reprend ces jours-ci ses activités de campagne électorale. J'ai recommencé à écrire sur les réseaux sociaux, confesse celle qui s'est permis un petit temps d'arrêt après le 2 octobre. Je pense que si ce n'est pas le 15 novembre, il faut que ce soit reporté l'an prochain, affirme-t-elle sans détour.

Elle estime qu'au-delà de cette date, les électeurs n'auront plus la tête à l'élection, mais davantage au temps des Fêtes.

Même constat pour le candidat William Fortin. S'il faut repousser, ce serait plus responsable et plus logique d'annuler le scrutin.

Montage de cinq portraits de candidats

Les cinq candidats au poste de maire de L'Ancienne-Lorette : Gaétan Pageau, Ginette Nadeau, Guillaume Paradis, Louis Marcotte et William W. Fortin.

Photo : Radio-Canada

Être créatif

Gaétan Pageau cherche encore des solutions. Au lendemain de la décision de la ministre des Affaires municipales, il a co-signé une lettre avec Guillaume Paradis dans laquelle il proposait d'élargir le vote par correspondance pour assurer la tenue de l'élection en temps de pandémie. Tout ce qui pourrait s'appliquer à L'Ancienne-Lorette pourrait s'appliquer à toutes les élections municipales l'an prochain, croit-il.

Il faut vraiment explorer, insiste Guillaume Paradis. Il y a eu une élection en Colombie-Britannique cette fin de semaine. S'ils sont capables de le faire, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas le faire.

Une proposition qui déplaît à William Fortin. Ça ne laisserait pas beaucoup de temps pour tenir un vote sécuritaire, explique celui qui se présente pour une deuxième fois à la mairie. À deux semaines d'avis, il s'inquiète des risques de fraude.

Momentum

Mais au-delà de ces questions, certains candidats constatent que l'appétit pour cette élection partielle semble tranquillement disparaître. Ils craignent un taux de participation décevant, alors que les résultats du vote par anticipation annonçaient plutôt le contraire.

La démocratie n'est pas en danger même si les élections n'ont pas lieu, avance Ginette Nadeau. La Ville est bien gérée pour le moment.

Les candidats espèrent une décision de la ministre des Affaires municipales dans les plus brefs délais.

Pour l'instant, tous demeurent dans la course.

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