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Les services d'accueil aux immigrants francophones en ligne font des heureux en C.-B.

Une femme et un homme avec un bébé avec la plage derrière eux.

Sarah Sudre vient de s'installer avec son conjoint et son fils à Vancouver. Elle apprécie l'aide qu'elle a reçue par le biais du Programme d'immigration francophone de la Colombie-Britannique.

Photo : Sarah Sudre

Les services d’accueil et d’accompagnement du Programme d’immigration francophone pour la Colombie-Britannique se poursuivent malgré la pandémie. L'organisme Le Relais francophone à Vancouver a cependant dû faire la transition vers des services essentiellement en ligne.

Ça fait une grande différence quand on arrive dans un pays et qu’il y a quelqu’un pour vous accueillir, explique Bonfils Mada, agent d’établissement en immigration au Relais.

La pandémie a cependant obligé les organismes qui travaillent avec les immigrants à revoir l’accueil et les rencontres en personne. Les bureaux du Programme d’immigration francophone sont fermés depuis mars et les employés sont en télétravail.

L’accompagnement des clients commence toutefois déjà à distance, avant même que les nouveaux arrivants ne soient en Colombie-Britannique.

Refaat Jelassi en a bénéficié, d'autant plus qu'il a vu son projet d’immigration repoussé de plusieurs mois en raison de la pandémie. Lui et son fils Anwer sont arrivés de la Tunisie en juillet, alors qu'ils devaient faire le voyage en avril.

Un homme et un jeune homme devant une horloge dehors.

Refaat Jelassi a obtenu de l'aide d'agents d'établissement et d'accueil pour les nouveaux arrivants francophones malgré la pandémie. Il a pu inscrire son fils Anwer dans une école du CSFCB avant d'arriver à Vancouver.

Photo : Refaat Jelassi

M. Jelassi a pu être mis en contact avec le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique (CSFCB) et faire inscrire son fils en 11e année à l’École des Pionniers de Maillardville, à Port Coquitlam. Il a également reçu des services d’agents comme Bonfils Mada pour sécuriser un logement. Ils ont visité le logement que je me suis trouvé, ils ont pris des photos et des vidéos, contacté le propriétaire pour obtenir tous les détails et ils m’ont envoyé tout ça, souligne Refaat Jelassi.

Ce sont des gens qui connaissent très bien la situation du nouvel arrivant. Ils vous rassurent tout au long du processus.

Refaat Jelassi , immigrant francophone à Vancouver

Il encourage les gens qui prévoient d’immigrer à ne pas se décourager s’ils font face à des retards liés à la COVID-19 au cours de leurs démarches administratives ou avec les transporteurs aériens. Refaat Jelassi ajoute que contacter les services pré-départ du Programme d'immigration francophone permet d’être mis en relation avec des agents d’établissement et d’accueil rapidement.

De son côté, Sarah Sudre avait déjà vécu à Vancouver avant de repartir en France avec son conjoint pour réaliser leur projet d’immigration dans la province, cette fois-ci, à trois, car leur fils est né en France.

On apprécie beaucoup ce que les Canadiens mettent en place justement face à cette pandémie que ce soit en ce qui concerne les services, l’aide à distance, ils sont vraiment en avance sur ce côté-là et c’est vraiment agréable pour nous, nouveaux arrivants, de pouvoir en bénéficier et de ne pas se sentir seuls.

Sarah Sudre , immigrante francophone à Vancouver

Sarah Sudre a pu trouver une garderie et sécuriser un logement avant son arrivée, grâce au soutien des agents. Elle déplore seulement que la pandémie l’empêche d’avoir une approche humaine avec les gens qui travaillent à la Maison de la francophonie et tous ceux qui œuvrent dans le milieu francophone. Je préfère le contact humain au contact virtuel et c’est ça qui nous manque, ce contact en face à face , dit-elle.

Quelques rares activités en personne

Un groupe de personnes dont des enfants autour de tables avec de la nourriture à l'extérieur.

Des nouveaux arrivants ont pu participer à une activité de jumelage organisée le 6 septembre par le Programme d'immigration francophone à Victoria.

Photo : Ximena Londono

À Victoria, Ximena Londono est la seule agente d’établissement et d’accueil du Programme d’immigration francophone. Elle a profité du beau temps jusqu’à tout récemment pour organiser quelques activités en personne à l’extérieur, comme du jardinage en petits groupes.

Ces activités aident les familles à faire connaissance et à socialiser dans leur nouveau lieu de résidence.

Ximena Londono élabore en ce moment une offre d’activités en ligne même si cela l’enthousiasme moins.

Avec le changement du climat, ça va influencer beaucoup mes activités en personne. Mais je vais chercher de grands lieux à l'intérieur et accueillir seulement deux à trois familles maximum.

Ximena Londono , agente d'établissement et d'accueil à Victoria

En février, pour la Journée d’accueil des francophones, on accueille normalement 500 à 600 personnes à l’École Victor Brodeur, souligne l’agente qui concède que la version de 2021 sera très différente et réduite pour respecter les règles sanitaires.

Bonfils Mada précise pour sa part que dans certains cas très spécifiques, il lui est possible de recevoir un client dans les bureaux du Relais francophone en prenant les précautions liées à la COVID-19, par exemple, pour les gens qui doivent remplir des demandes pour des titres de voyages ou des documents un peu sensibles qu’on ne peut pas faire par téléphone.

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