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Réservoir d'eau contaminé : il ne reste que quelques volontaires à Neskantaga

Deux hommes de chaque côté d'une pancarte sur laquelle est écrit « S'il vous plaît, plus de promesses brisées, assez c'est assez. »

Les résidents de Neskantaga réclament des actions immédiates pour mettre fin à la crise de l'eau.

Photo : Avec la permission de Sol Mamakwa

Radio-Canada

Quelques volontaires resteront dans la Première Nation de Neskantaga dans le but d'assurer l'entretien des lieux. Tous les autres ont été évacués en raison de la contamination de leur réservoir d'eau.

Des membres du conseil de la Première Nation de Neskantaga ont visité la communauté lundi en compagnie du député provincial Sol Mamakwa et du grand chef de la Nation Nishnawbe Aski, Alvin Fiddler.

Des résidents y resteront et se préparent à affronter l'hiver. Ils y sont pour veiller sur les maisons vides et les animaux de compagnie.

Il reste moins de 20 personnes à Neskantaga, sur une population d’environ 300 habitants, et les conditions sont difficiles.

La grande majorité des résidents ont quitté la communauté en raison d’une contamination du réservoir d'eau.

Ceux qui sont restés sur place doivent utiliser des seaux pour recueillir l’eau du lac alors que les températures sont glaciales.

Ils sont également responsables de maintenir un niveau de chauffage minimum dans les maisons vides, pour éviter que les tuyaux ne gèlent, et de nourrir les animaux domestiques laissés sur place.

Ils se démènent, a déclaré Wayne Moonias, un ancien chef de la communauté, à propos des personnes qui sont encore dans la communauté.

Mais leur moral est bon, ajoute-t-il en précisant qu’ils s'étaient portés volontaires pour rester sur place plutôt qu’être évacués avec le reste des résidents. Ce sont les devoirs et les responsabilités qu’ils estiment avoir et cela fait partie de leur engagement envers la communauté.

Cela se produit à un moment critique de l’année pour la communauté, affirme M. Moonias.

C’est la saison où les gens sont habituellement dehors pour récolter la nourriture traditionnelle ou dans la forêt pour ramasser du bois pour l’hiver, explique-t-il.

Les dirigeants de la communauté ont été très émotifs lorsque nous avons atterri plus tôt ce matin, a écrit sur Twitter M. Mamawka, député néo-démocrate de Kiiwetinoong, qui tenait à constater en personne l’ampleur de la crise.

Une situation complexe

Le ministre des Services aux Autochtones, Marc Miller, a déclaré la semaine dernière qu’il s’engageait à aider Neskantaga à traverser cette nouvelle crise, en soutenant les évacués et en répondant aux autres besoins qui pourraient survenir.

Un expert technique du ministère s’est d’ailleurs également rendu sur place lundi.

Le ministre a indiqué que son ministère travaillait aussi rapidement que possible pour résoudre la crise de l’eau qui sévit actuellement, mais qu’il y avait de nombreux obstacles à surmonter.

Une fois que la contamination de l’eau sera éliminée et que l’installation redeviendra fonctionnelle, il faudra s'attaquer aux fuites du système de distribution d’eau, puis au problème des eaux usées. La nouvelle station d’épuration n’est pas compatible avec l’ancien système d’égouts.

La Première Nation, quant à elle, a posé une série de conditions qui, selon les dirigeants, doivent être remplies avant que les personnes évacuées ne puissent revenir dans le village.

Avec les informations de CBC

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