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L'impact du leadership sur la vitalité de la francophonie albertaine à l'étude

Un dépliant.

L'enquête Signes vitaux est pilotée localement par les fondations communautaires et utilisée pour définir les grandes tendances et évaluer, à l’aide d’indicateurs, un éventail de secteurs déterminants de la qualité de vie.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La Fondation franco-albertaine dévoile les résultats d’une enquête sur le leadership de la francophonie albertaine. Par cette démarche, l’organisme souhaite entamer une discussion sur les gestes concrets que peuvent faire les Franco-Albertains pour accroître la vitalité de la francophonie.

Ce qu’on veut, c’est que les gens s’identifient tous comme des leaders qui ont un rôle citoyen à jouer pour faire avancer la francophonie en général, explique le directeur général de la Fondation franco-albertaine, Joël F. Lavoie.

On veut inciter les gens à poser des actions qui vont renforcer la francophonie.

Joël F. Lavoie, directeur général de la Fondation franco-albertaine

L’organisme tiendra une rencontre appelée Conversations vitales par vidéoconférence, le 7 novembre, afin de présenter les résultats de son enquête au public et de débattre sur le sujet.

Quatre axes à l'étude

La Fondation a mené une enquête de trois ans auprès de 290 Franco-Albertains et d’une quarantaine d’organisations sur les signes vitaux du leadership de la francophonie albertaine.

L’étude se penche sur quatre grands axes, soit la connaissance de la francophonie albertaine, le leadership des individus, le sentiment d’appartenance et le niveau d’engagement envers cette francophonie.

La statistique qui m’a le plus étonné est celle qui dit que 88 % des organisations valorisent le leadership au sein de leur organisation.

Joël F. Lavoie, directeur général de la Fondation franco-albertaine

Cela va vraiment à l’encontre de ce que j’entends souvent des gens qui disent que ce sont toujours les mêmes [qui occupent des postes de leadership dans la francophonie albertaine], observe Joël F. Lavoie.

Je ne suis pas d’accord avec la statistique que nous avons, nous-mêmes, produite, mais c’est ce que les gens nous disent. Alors j’espère que cela suscitera des conversations et qu’ils nous diront : "Vous nous amenez des statistiques, mais ce n’est pas la situation que nous voyons." Et, c’est l’objectif de toute la démarche, poursuit-il.

Finalité inconnue

Selon Marcel Préville, membre du groupe de travail sur le leadership et l’appartenance de la Fondation franco-albertaine, l’organisme ne sait pas quel sera le résultat de cette initiative.

Il indique que l'enquête n’avait pas pour but d’arriver à des conclusions, mais seulement de mettre en lumière la question portant sur le leadership. Nous avions juste une hypothèse de départ qui dit que le leadership citoyen est un élément essentiel très significatif pour la vitalité de la communauté.

Cela peut être aussi simple pour une mère francophone qui envoie son enfant dans une école d’immersion française, à réfléchir à l’option d’école francophone, dit-il comme exemple de petit geste qui compte.

C’est vraiment au niveau individuel qu’on demande aux participants d’identifier les actions qu’ils pourront poser.

Marcel Préville, membre du groupe de travail sur le leadership et l’appartenance de la Fondation franco-albertaine

Miser sur un leadership positif, dit la FRAP

Le directeur général de l’organisme Francophonie albertaine purielle (FRAP), Alphonse Ahola, invite les francophones d’origine immigrante à s’impliquer dans le débat.

C’est l’opportunité de comprendre quels sont les aspects critiques du leadership et de s'impliquer dans le dynamisme de la communauté, dit-il.

Il croit qu’il sera important de se concentrer sur un leadership positif qui créera des ponts entre les différentes communautés francophones : Nous sommes tous francophones, mais cette francophonie a des aspects qui sont quelque peu différents.

Il est question d’être concerné et de s’impliquer parce que la francophonie nous appartient à tous.

Alphonse Ahola, directeur général, Francophonie albertaine plurielle (FRAP)

La fondation franco-albertaine dressera le bilan de cette initiative cinq à six mois après les Conversations vitales en recontactant individuellement les participants pour voir les actions qu'ils auront entreprises après cette rencontre.

L'organisme ignore, pour l’instant, si elle dirigera une nouvelle enquête sur les signes vitaux pour évaluer de manière quantitative les résultats de cette initiative.

Quelques résultats de l’enquête de la FFA

Connaissance : 45 % des répondants croient qu’il y a moins de 50 000 francophones en Alberta. Dans les faits, en 2016, il y avait 84 600 Albertains parlant français à la maison et 268 605 Albertains pouvant parler français.

Leadership citoyen : Près de deux tiers des répondants ayant une connaissance élevée de la francophonie albertaine disent jouer un rôle de leader dans la communauté. Des répondants, 45 % disent jouer un rôle de leader dans la communauté en général, contre 61 % dans la francophonie en particulier.

Appartenance : La moitié des personnes ayant une forte connaissance de la francophonie albertaine affirment avoir une forte appartenance à celle-ci.

Engagement : En tout, 87 % des répondants disent se sentir plus inclus dans la francophonie de leur région, contre 81 % dans la francophonie albertaine dans son ensemble.

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