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Il faut plus d'équipements et de tests pour les travailleurs de la santé, dit un syndicat

Un masque N95 et un masque chirurgical de l'entreprise québécoise Medicom.

Le Syndicat canadien de la fonction publique estime que ses membres au Manitoba n'ont pas un accès suffisant aux masques N95, entre autres.

Photo : Radio-Canada / Tyson Koschik

Radio-Canada

La présidente du local 204 du Syndicat canadien de la fonction publique, Debbie Boissonneault, s’inquiète de la disponibilité d’équipements de protection individuelle et de tests de dépistage pour les gens qui travaillent dans les hôpitaux auprès de patients atteints de la COVID-19 au Manitoba.

Deux hôpitaux de Winnipeg sont aux prises avec des éclosions : 31 personnes ont été infectées à l’Hôpital Saint-Boniface où un patient est mort et au moins deux patients ont contracté le nouveau coronavirus à l’Hôpital Victoria.

Debbie Boissonneault estime qu’il doit y avoir une plus grande cohérence en ce qui concerne l'accès aux masques N95 par les travailleurs de la santé.

Les travailleurs de la santé doivent avoir un masque N95 quand ils sont auprès de patients qui ont reçu un résultat positif au test de dépistage, dit-elle. On ne devrait pas avoir à supplier ou à remplir un formulaire d’évaluation.

Debbie Boissonneault dit que le syndicat veut aussi que chaque personne qui travaille dans une unité de soins où il y a une éclosion soit dépistée. En ce moment, dit-elle, un dépistage rapide n'est pas disponible pour certains travailleurs, comme des techniciens de laboratoire, des techniciens de rayons X ou des préposés à l’entretien.

Ils doivent être traités de la même façon que les autres travailleurs, affirme-t-elle. Quelqu'un pourrait être asymptomatique et on continuerait à répandre le virus.

Le syndicat représente plusieurs travailleurs de la santé à l’emploi de l’Office régional de la santé de Winnipeg et de Soins communs Manitoba, dont des préposés à l’entretien, des fournisseurs de soins à domicile et des aides en soins de santé. Certains travaillent dans des hôpitaux où il y a des éclosions, dit Debbie Boissonneault.

Selon le récent rapport de surveillance publié le 26 octobre sur le site Internet de la province et qui couvre la semaine du 11 au 17 octobre, 156 travailleurs de la santé ont maintenant eu la COVID-19, soit 27 de plus que la semaine précédente. Cela inclut 4 infirmières et 8 aides en soins de santé.

Le syndicat a déposé 55 griefs auprès de plusieurs hôpitaux, jusqu’à présent, pour dénoncer la situation, dit-elle.

On sait ce qui s’est produit dans d’autres endroits, dans d’autres provinces où il y a eu des éclosions importantes et nous ne voulons pas vivre la même chose, lance Debbie Boissonneault.

On commence à voir des augmentations de cas et nous devons aplanir la courbe ensemble et travailler ensemble.

Quantité suffisante d’équipements selon Soins communs

Un porte-parole de Soins communs Manitoba a indiqué dans un courriel que l’organisme estime avoir suffisamment d'équipements pour faire face à une augmentation du volume de patients pendant cette phase de la pandémie.

Un usage approprié de l’équipement de protection individuelle, combiné à une routine de contrôle des risques d’infection qui comprend le lavage fréquent des mains et la désinfection de l’équipement, ont été efficaces dans les hôpitaux de la province, selon le porte-parole.

Des plans d’urgence peuvent être déclenchés et des commandes supplémentaires d’équipements de protection individuelle peuvent être effectuées si le besoin s’en fait sentir, ajoute-t-il.

Cela peut se produire sur une base provinciale ou selon les besoins des établissements, si, par exemple, on rencontre des enjeux liés au personnel ou aux ressources à la suite d’une augmentation de cas, ou si des membres du personnel doivent s’isoler ou sont malades.

Soins communs s'engage à travailler avec tous les syndicats et toutes les organisations qui livrent des soins de santé pour répondre à leurs préoccupations, précise le porte-parole.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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