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Des espaces de travail collaboratif révisent leur vocation

Trois personnes travaillent ensemble dans un espace collaboratif.

Il existe plus de 300 espaces de « coworking » au Canada. (archives)

Photo : iStock

Depuis le début de la pandémie, les espaces de travail collaboratif, aussi appelé co-travail, ont dû s’adapter à la nouvelle réalité des travailleurs.

Non seulement la distanciation sociale et les mesures sanitaires empêchent les grands groupes de se réunir, mais plusieurs travailleurs n’utilisent plus ces espaces puisqu’ils ont perdu leur emploi lors de la crise sanitaire.

Caroline Trudel est la fondatrice de l'organisme Cet espace de coworking, à Val-d'Or. Elle indique que depuis la réouverture, beaucoup de personnes réservent des espaces de travail, mais ce ne sont pas les mêmes travailleurs qu'avant.

On a complètement changé de clientèle, souligne-t-elle. Ce ne sont plus des gens qui ont besoin d’un bureau permanent, un espace à eux. Ce sont vraiment plus des télétravailleurs ou des entrepreneurs qui ont besoin d’un espace pour rencontrer des clients.

Du côté de La Sarre, l'espace de co-travail nommé l'Usine a cessé ses activités au mois de mars. La pièce à aire ouverte située au Carrefour Jeunesse-emploi Abitibi-Ouest ne répond plus aux besoins des clients. La coordonnatrice de l’Usine, Valérie Charrois, explique que beaucoup de groupes nombreux effectuaient des réservations.

Avant, on pouvait être 20 sans se piler sur les pieds et maintenant, je dirais gros maximum 8 à 10 personnes. Et encore là, ça ne fonctionnerait pas parce que, souvent, il y a des événements qui se font sur écran. On ne peut pas tout voir si on se distance de deux mètres, dit-elle.

Caroline Trudel, tout comme Valérie Charrois, pense que les espaces de travail collaboratif demeurent pertinents, mais pas pour des clients qui y avaient installé un bureau permanent, comme le faisaient certains organismes.

Alors on a perdu tous les clients qui étaient permanents. Par contre, on a vraiment de nouveaux clients : soit des télétravailleurs qui sont tannés d’être tout seuls dans leur cave et qui viennent à nos journées thématiques pour voir d’autre monde, ou des entrepreneurs, des travailleurs indépendants, qui ont besoin de rencontrer des clients et qui louent des salles, énumère Caroline Trudel.

L’Usine accueille maintenant un lieu de réunion pour les jeunes du centre de formation professionnelle Polyno, pour de tout petits groupes. Éventuellement on aurait pu la garder comme espace de co-travail, mais vraiment pas beaucoup à la fois, dit Valérie Charrois.

Un nouvel espace de travail collaboratif ouvrira peut-être à Amos prochainement, indique Caroline Trudel.

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