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Les gyms du Centre-du-Québec espèrent rouvrir rapidement

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Un gymnase avec, en avant-plan, des poids.

Près de 200 gyms, centres de yoga, de danse, d'arts martiaux et de CrossFit comptent rouvrir leurs salles le 29 octobre.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

À l'instar de confrères d'un peu partout en province, le propriétaire du Gymnase Drummond espère rouvrir ses portes d'ici quelques jours, même si sa région demeure en zone rouge.

Il n'est toutefois pas question pour François Deshaies de désobéir aux consignes des autorités si elles décidaient de le garder fermé.

Une coalition formée de 200 gyms, centres de yoga, de danse, d'arts martiaux et de CrossFit défie, quant à elle, la santé publique. Ils ont tous l’intention de rouvrir leurs salles le 29 octobre, et ce, même si François Legault annonce aujourd’hui le prolongement des mesures sanitaires en zone rouge au Québec. Le propriétaire de Gymnase Drummond qui compte 2000 membres demeure néanmoins convaincu que les risques de contracter la COVID-10 dans son établissement sont minces.  

François Deshaies montre les règles sanitaires à respecter dans son établissement.

Le propriétaire du Gymnase Drummond, François Deshaies ne songe pas à contrevenir aux règles établies par la santé publique.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Dumas

Toutes les mesures possibles, on les a mises en place. Je pense que le gouvernement doit nous faire confiance qu'on est capable d'avoir des lieux sécuritaires, explique François Deshaies 

Il estime toutefois qu'une réouverture avec un maximum de 25 clients à la fois ne serait pas rentable. François Deshaies espère que l'aide gouvernementale sera au rendez-vous et accessible rapidement s'il devait garder ses portes closes encore un moment.

Anticipation en Estrie 

Les dirigeants de salles d'entraînement en Estrie demeurent, quant à eux, aux aguets. Raphaël Jolicoeur qui est copropriétaire du Progym de Sherbrooke suit de très près l'évolution du bilan régional de la COVID-19 afin de savoir si la région risque de basculer en zone rouge.  

On se considère très chanceux et on suit la situation de près. On redouble d'efforts pour ne pas retomber en zone rouge et devoir fermer, explique-t-il. 

Le copropriétaire redoute d'autant plus une fermeture, puisqu'il se souvient des effets dévastateurs du confinement du printemps sur son établissement. 

C'est plusieurs centaines de milliers de dollars qu'on a perdu pendant cette première fermeture-là. Ça fait mal aux entreprises et aussi à notre clientèle qui avait hâte de revenir.

Raphaël Jolicoeur, copropriétaire du Progym de Sherbrooke

 

La proximité avec les régions en zone rouge ajoute tout son lot de travail dans l'entreprise. On en voit plusieurs par jour des gens de zone rouge qui s'essaient et viennent ici, explique-t-il 

Pour éviter de laisser entrer ces personnes, le gym doit multiplier les mesures. Une preuve de résidence est demandée à l'entrée et les clients ne peuvent pas prendre une entrée pour un jour seulement, ils doivent s'abonner pour s'entraîner. 

Raphaël Jolicoeur constate néanmoins que les affaires sont moins bonnes dans les dernières semaines puisque les clients sont moins nombreux. Avec la crainte de basculer en zone rouge, on sent que les gens attendent de voir ce qu'il va se passer, souligne-t-il.

Avec les informations de Brigitte Marcoux et Jean-François Dumas

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