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La télémédecine réduit l’attente pour les évaluations psychiatriques à l’Î.-P.-É.

Un homme âgé consulte un médecin sur son ordinateur.

Les consultations par Zoom ont permis au système de santé de l'Île-du-Prince-Édouard de rattraper un retard qui était constamment observé au cours des dernières années.

Photo : iStock

Radio-Canada

Grâce aux consultations par vidéoconférence, le temps d’attente pour subir une évaluation psychiatrique a été grandement réduit à l’Île-du-Prince-Édouard, selon le service de santé mentale et de toxicomanie de la province.

Dr Heather Keizer, cheffe du service de santé mentale et de toxicomanie, se réjouit du fait que le système de santé insulaire ait rattrapé un retard de traitement des dossiers qui s’est accumulé au cours des trois dernières années.

La réduction des files d’attente n’a jamais été une possibilité auparavant.

Dr Heather Keizer, cheffe du service de santé mentale et de toxicomanie de l’Île-du-Prince-Édouard

Depuis juillet, les enfants et les adolescents ayant besoin de se faire évaluer doivent attendre un maximum de deux semaines pour une consultation, alors que le temps d’attente était d’environ 150 jours avant la pandémie.

Les adultes devaient, quant à eux, attendre environ 350 jours pour subir une évaluation. Maintenant, ce temps d’attente est d’environ deux semaines.

Selon la Dr Heather Keizer, plus de 400 Prince-Édouardiens ont été évalués lors de consultations en ligne depuis avril dernier.

Des soins à distance

Selon le service de santé mentale et de toxicomanie, treize psychiatres résident et travaillent actuellement dans la province.

Sept médecins spécialisés en psychiatrie, qui sont titulaires d’une licence de l'Île-du-Prince-Édouard, exercent leur métier dans d’autres provinces. Ces professionnels travaillant à temps partiel à l’Île-du-Prince-Édouard peuvent désormais offrir leurs services à distance.

[Les consultations par vidéoconférence] nous ont permis de fournir des services aux patients non seulement à leur domicile, mais aussi dans les maisons de retraite et les centres de soins communautaires, sans qu’ils aient à se rendre à l’hôpital ou dans les cliniques, explique Mme Keizer.

La Dr Heather Keizer, chef des Services de santé mentale et de toxicomanie de l'Île-du-Prince-Édouard.

Selon la Dr Heather Keizer, cheffe du service de santé mentale et de toxicomanie de l’Île-du-Prince-Édouard, la liste d’enfants en attente d'une évaluation psychiatrique a été réduite à zéro, alors que la liste d’adultes a été réduite à moitié.

Photo :  CBC / Kirk Pennell

L’importance du suivi auprès des patients

Des défenseurs des personnes souffrant de problèmes de santé mentale soulignent l’importance de réduire les files d’attente des évaluations psychiatriques, mais certains d’entre eux s’inquiètent de la suite des traitements offerts aux patients.

L'avocate Sarah Stewart-Clark rappelle que le gouvernement devrait se concentrer davantage sur l'aide aux Insulaires avant que leurs problèmes sur le plan de la santé mentale ne se transforment en crise.

Nous devons commencer à traiter la racine du problème. Nous devons commencer à nous assurer qu'il y a des conseillers en santé mentale disponibles pour aider les gens à travers les événements de la vie, déclare-t-elle.

Sarah Stewart-Clark, défenseure en santé mentale, dans un bureau. Plusieurs rangées contenant des livres se trouvent derrière Sarah.

Sarah Stewart-Clark, défenseure en santé mentale, s'inquiète de la qualité du suivi offert aux patients.

Photo :  CBC / Laura Meader

Autres facteurs pour réduire l'attente

La cheffe du service de santé mentale et de toxicomanie de la province a également attribué la baisse du temps d’attente à d’autres facteurs, notamment à une baisse de la demande de services psychiatriques au cours des premiers jours de la pandémie et à la mise en place d’une clinique de soins psychiatriques d’urgence, à l’hôpital de Hillsborough, à Charlottetown.

Bien que le temps d’attente pour obtenir une évaluation psychiatrique ait diminué, la Santé publique poursuit ses efforts pour recruter d’autres psychiatres, selon Dr Heather Keizer.

La cheffe du service de santé mentale et de toxicomanie de la province reconnaît que le recrutement pendant une pandémie a ajouté une couche supplémentaire de difficulté à la situation.

Avec la COVID-19, il a été très difficile de faire venir des psychiatres de l’extérieur de la province.

Dr Heather Keizer, cheffe du service de santé mentale et de toxicomanie de l’Île-du-Prince-Édouard

Le gouvernement de la province a donné en début d’année le feu vert pour augmenter les effectifs en soins psychiatriques. Le nombre de psychiatres passerait ainsi de 15 à 20 dans la province.

Avec les informations CBC

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